www.aillet.com

Jean-François Aillet - Sculpteur / Designer - Projets en cours

Accueil | Biographie | Sculpture | Design | Actualité | Dossier de presse | Plan de site | Contact

Performance / Action Marquage à la vasière

Marquage
à la vasière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche en art

Présentation générale

Dossier Médicis
Présentation générale

L'apprentissage...
Présentation générale

 

L'Objet : Marquage d'une ligne longitudinale flexueuse d'écoulement là où la matière venue des plaines se transforme en limon et sédiments, années après années, siècles après siècles, millénaires après millénaires, sous l'action de l'écoulement des eaux du fleuve pour donner naissance à une pierre sédimentaire rare.

Les Faits : "Marquage à la vasière".
Sentir, ressentir et percevoir la transformation progressive de la matière.

Action réalisée dans le cadre de la collecte des sables des mers du monde le 15 juillet 2006.

Lieu : Site naturel protégé de l'estuaire de l'Orne sur les terrains François des communes de Merville-Franceville et Sallenelles sur le site historique européen du conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres jumelé avec Beaulieu estuary, Normandie, France.

Durée de l'action : de 11h37 à 12h20
Date : 15 juillet 2006
Matière : Farine ménagère, eau du fleuve.

Technique : Saupoudrage.

 

 

 

Vues d'ensemble et détails, voir :
Galerie 1 "Présentation de la vasière"

Galerie 2 "Marquage à la vasière"

Galerie 3 "Coloration à la vasière"

Galerie 4 "Ombres et lumières en chemin..."

Vue panoramique 1 "Vasière à marée basse"

Vue panoramique 2 "Vasière à marée haute"

 

Au cour de l'ère secondaire, au jurassique, des débris organiques se déposent au fond d'un marais littoral sous un climat tropical chaud et humide. (De tels milieux se retrouvent aujourd'hui dans les lagunes littorales du golfe du Mexique ou de l'Afrique). Ces débris, cimentés naturellement, donnent naissance progressivement à des calcaires qui, 150 millions d'années plus tard, seront exploités par l'homme pour construire nombre de monuments. La pierre de Caen au grain très fin, sans impureté, durcissant à l'air et qui se prête admirablement à la taille et à la sculpture est née d'un tel endroit. Dès le XIe siècle, sous l'impulsion de Guillaume le Conquérant, son exploitation se développe. Au-delà de son utilisation locale (abbayes aux Hommes et aux Dames, Château de Caen, églises de Basse-Normandie et de la vallée de la Seine...), elle est la pierre à bâtir de multiples monuments anglais : Palais de Westminster, abbaye de Cantorbéry, de Battle, Tour de Londres. Pendant plus de 900 ans, l'estuaire de l'orne voit défiler des bateaux chargés de pierre de Caen. Le volume de pierre exporté dès le XIe siècle confond l'imaginaire : Ce fut l'un des articles les plus importants du trafic maritime européen au Moyen Age, se chiffrant en millions de tonnes. Au milieu du XIXe siècle, ce sont encore près de 30 000 tonnes de pierre qui sont exportées annuellement sur une flottille de 200 bateaux passés sur les rives de cette vasière. Son exportation à travers le monde se maintient jusqu'au XIXe siècle : le Palais Royal de Bruxelles, la décoration de plusieurs Gratte-ciel new-yorkais, la cathédrale des îles Bermudes sont pour tout ou partie en pierre de Caen née 150 millions d'années plus tôt de cette vasière. Aussi, marquer aujourd'hui une ligne longitudinale flexueuse d'écoulement là où la matière venue des plaines se transforme en limon et sédiments, années après années, siècles après siècles, millénaires après millénaires, sous l'action de l'écoulement des eaux du fleuve pour donner naissance à une telle pierre sédimentaire rare prend tout son sens devant la collecte des sables des mers du monde pour la réalisation future de l'aménagement du projet "le Solitaire... des marées".
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© 1999 - 2007 / JFA - www.aillet.com - Tous droits réservés