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"Le Solitaire... des
marées"
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C'est quoi
ce projet ?
1ère
Rencontre Internationale
►
Mont-Saint-Michel
2ème
Rencontre Internationale
►
Au millième sable collecté...
Le Solitaire... des
marées
Projet publié
dans le n° 463 de
La Revue
Maritime
Article de
présentation générale publié
pages 144 à 155
aux côtés de :
Jean-Louis Battet
Alain Denis
Bernard Louzeau
Deak Childress
Bernard Dujardin
Richard Dobenik
Daniel Favreau
C.C. Gourtay
Alain Parrès
André Boyer
Jean-François Minster
Georges Tourret
Patrice Cayré
Pierre Morand
Renaud Pianet
Pierre Chavance
Eric Saby
Régis Menu
François Massot
Henry Labrousse
Michèle Alliot-Marie
Francis Grignon
Jean-Michel Brosseau
Arnaud de La Grange
Michel Quimbert
Michel Roux
Gérard d'Aboville
Bengt Tornqvist
La Revue Maritime
est une revue trimestrielle
de l'Institut Français de la Mer
(IFM)
créée en 1861
sous le patronage de
:
La Marine Nationale
L'Institut Français
de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (IFREMER)
L'Institut de
recherche pour le développement (IRD)
La Chambre syndicale
des Constructeurs de Navires
Armateurs de France
L'Union des Ports
autonomes
et des Chambres de Commerce
et d'Industrie maritime
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Un
projet proposé pour le Québec
L'Objet
:
Présentation générale du
projet.
Les
Faits :
Ce projet
publié en novembre 2002 dans le n° 463 de
La Revue Maritime
par l'Institut Français de la Mer a fait l'objet
d'un article de 16
pages qui vous est présenté dans son ensemble ci-dessous au format
html.
Voir ce projet en images
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Galerie
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Présentation générale
du projet
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Le Solitaire... des marées
Jean-François Aillet
Sculpteur
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Les cycles des marées
Un volume d’investigation inattendu dans lequel
creuser
Espace maritime et recherche en art
Traditionnellement, pour le sculpteur, la carrière de
prédilection se situe dans le vif de la matière solide, là où il
peut aller creuser au coeur même des falaises pour en extraire sa
matière première. Cependant, le définissable de la matière, du
volume et de l’espace ne se limite pas à ce qui est statique. Aussi,
le projet que je vous invite à découvrir ici émerge-t-il d’un espace
et d’un volume que vous connaissez tous, situé entre ciel et terre,
aux frontières des éléments, là où les limites les plus avancées des
territoires des hommes s’affaissent à l’aplomb des falaises les plus
abruptes, où Statique et Dynamique se discutent le
sable en partage. C’est au coeur de cette fine strate où les mondes
sont en friction que je suis allé puiser ma matière première, au
coeur des cycles des marées. |
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Première esquisse
Le projet
250 tonnes, 14 m de haut, une colonne creuse
cloisonnée, six pans de verre imbriqués, quatre blocs de granit
orientés, un ordinateur, un programme informatique, le cycle des
marées d’un point précis sur un littoral, une implantation
géographique déterminée selon l’étude des flux migratoires :
"Le
Solitaire... des marées" émerge de ce no man’s land situé entre
la laisse des basses mers et la laisse des hautes mers. Il n’émerge
pas de ce qui est situé au sol au niveau du sable mais de ce qui est
situé au dessus dans le vide de cet espace unique et si particulier
qu’est l’estran. Il émerge des ondes vibratoires de cette pulsation
cosmologique que sont les cycles marégraphiques engendrés par les
astres. Aussi, en ce sens, est-ce un projet qui oblige à relever la
tête et c’est en son sommet que quelque chose se passe : figer dans
la nue du temps une fine stratification de la mouvance des astres,
retenir en suspens dans l’espace une mémoire de la marée. Tel est le
propos avancé par cette recherche en art : sculpter l’impalpable
mouvance de la marée à l’intérieur des terres.
Ce projet est
transdisciplinaire.
Dialectique de la matière
La mer nous offre un visuel de perception horizontal alors que la
marée est verticale. A la friction des mondes, elle nous montre
l’indicible usure de la matière solide, réduisant à néant les plus
volumineuses des roches en infimes particules de sable. De cette
usure des masses continentales engendrée par la marée, nous avons su
extraire la silice qui nous a permis de créer le verre et sa
transparence. La roche abrupte, la transparence du verre et la
mouvance de la marée, pour en faire ce rapide pourtour, composent la
trilogie des matériaux imbriqués de ce projet auquel s’ajoute un
immatériau qui constitue sa clef de voûte : une mémoire
marégraphique retenue en son sommet lors de chaque marée haute. |
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Plan de masse
Dialectique de la forme
Nord, sud, est, ouest, "Le Solitaire... des marées" est orienté
pour subir les déclinaisons des phases solaires et réagir en
fonction de la lumière. Il constitue le négatif d’un phare à
terre, en quelque sorte, conçu pour la ville à l’attention des
citadins. C’est une borne-mémoire, un amer tourné vers la terre pour
la navigation des âmes urbaines en errance. Véritable point
amphidromique de la résonance des flux migratoires, son implantation
est déterminée en tenant compte de la toile de fond des vagues
migratoires successives qui ont mené certains êtres à se déraciner.
Ce projet est un implant, une projection, tirant ses origines d’un
ici pour être implanté en un ailleurs. L’ici en l’occurrence puise
ses origines de l’histoire malouine qui poussa Jacques Cartier à
quitter Saint-Malo et l’ailleurs trouvant sa destination
d'implantation au Québec pour y proposer la réalisation de ce projet
à Montréal en réponse au déracinement et à la quête historique des
racines. |
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Plans des façades
Dialectique de la structure
Cette sculpture est constituée d’une colonne creuse, cloisonnée,
à double paroi, dans laquelle sera reproduit au quotidien le cycle
des marées du point de départ de Jacques Cartier selon l’application
de l’équation de Newton-Laplace qui permet de reproduire
informatiquement n’importe quel cycle des marées du monde. Un
ordinateur pilotera cette colonne pour faire monter et descendre
à l’intérieur un liquide antigel selon les rythmes précis du port de
Saint-Malo. Six pans de verre imbriqués tels des gréements composent
cette édification sur laquelle seront gravés, de façon inversée, les
noms des grands personnages ayant marqué l’histoire
franco-québécoise. Ces noms apparaîtront en ombres portées sur le
sol, ce qui permettra aux visiteurs de marcher dans l’ombre des
grands hommes. Quarte blocs de granit, deux en provenance des côtes
bretonnes, deux autres des côtes de Gaspésie, marquent l’union des
deux rives concernées. |
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Axonométries
Séquences marégraphiques
Lors du reflux de chaque marée, une mémoire
suspendue de la crête de la marée haute apparaîtra au sommet de
cette colonne, deux fois par 24h50, jour et nuit, recréant ainsi
tout au cours des années les variations des marées de morte-eau et
des marées de vive-eau : un visuel pédagogique.
Mémoire et Extraterritorialité : Concept
d’implantation
Faire monter et descendre la marée historique de Saint-Malo à
l’intérieur des terres au coeur du Québec. Oui, vous avez bien lu !
Faire monter et descendre la marée de Saint-Malo au Québec en plein
centre ville de Montréal. Tel est l’objectif de ce projet. Pas
n’importe quelle marée. Pour commencer, celle de l’année 1534.
Pourquoi ? Parce qu’en 1534 Jacques Cartier quittait Saint-Malo pour
découvrir le Canada. Parce que la devise du Canada est : D’un océan à
l’autre. Parce que la devise du Québec est : Je me souviens.
Le Solitaire... des marées permettant d’illustrer le mouvement des
marées, en tout temps, il se veut être une référence symbolique
apportant aux québécois une borne-mémoire de leurs racines
européennes. C’est un marqueur historique de racine universelle pour
les descendants des migrants et les jeunes générations vivant à
présent au Québec. Je travaille sur un concept d’implantation
prenant en compte les phénomènes migratoires des êtres humains à
travers l’histoire.
Ce propos est basé sur la mémoire : la subsistance de la
mémoire au-delà des frontières, de l’espace et du temps entre
le ici et le là-bas et les imbrications des espaces interculturels. Mémoire
et éternité et les hommes aux frontières de l’espace et du temps. |
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Vue schématique (façade ouest)
Instant séquence 1 / soleil levant (marée
descendante)
La structure retient en mémoire, au cours de chaque marée
descendante, une mémoire marégraphique de la précédente marée haute.
Cette mémorisation reste alors suspendue dans l'espace à quelques 9
ou 10 m au dessus du sol, figée dans un cloisonnement conçu à cet
effet. Durant toute la durée du reflux, cet espace-temps retenu en
mémoire apparaît figé dans l’espace et le temps, obligeant ainsi à
relever la tête et à regarder vers le ciel pour l’observer. Cet
instant souvenir de la marée haute reste ainsi suspendu dans
l’espace durant tout le temps de l’étale de la marée basse. Au
moment de la renverse, le cloisonnement se vidange libérant ainsi
cette mémoire marégraphique et le cycle repart pour une nouvelle
marée montante. Soit deux fois par 24h50, s’agissant pour la marée
de Saint-Malo d’un cycle de type semi-diurne. Ici, sur cette vue
schématisée, nous sommes en présence d’une mémoire marégraphique
d’une période morte-eau. Cela signifie qu’une fine strate de
liquide est restée figée dans l’espace. Elle marque le sommet
atteint par la marée haute ce jour-là. La marée étant décalée tous
les jours de 50 minutes, je vous laisse imaginer le jeu des
modulations que l’on obtient pour structurer ce volume. |
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Vue schématique (façade nord)
Instant séquence 2 / matinée (marée descendante)
Sans cesse renouvelé, l’instantané visuel du projet offre des
variations rythmiques calées sur la durée du "saros". La hauteur de
la mer dans un même lieu étant fonction des positions relatives du
soleil, de la lune et de la terre, celle-ci redevient la même au
bout de la période chaldéenne qui ramène la même position des trois
astres. Cette période est aussi la période des éclipses. Elle est de
18 ans de 365 jours + 15,5 jours. En conséquence, jamais à la même
heure, d’une année sur l’autre, il ne sera possible de voir cette
structure dans un même état de progression. Pour un jeune adulte, il
lui faudra attendre la fin de la boucle chaldéenne pour revoir cette
mémoire marégraphique un même jour à la même heure. Ce cycle des
mémoires marquera de jour en jour le souvenir des jeunes citadins.
Là, sur cette vue schématisée, nous sommes en présence d’une mémoire
marégraphique d’une période vive-eau. L’ombre des gréements
créée par les arêtes des pans de verre viendra se projeter à l’abord
des blocs de granite. Le liquide antigel légèrement bleuté irisera
cette mémoire marégraphique en une ombre portée sur le sol. La peau
des rêves en suspens : plasticité de la forme irisée du liquide pour
une ambiance maritime et aquatique. |
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Vue schématique (façade est)
Instant séquence 3 / soleil couchant (marée
montante)
Lorsque la marée commence à remonter, la mémoire
qui avait été retenue au cours de la précédente marée descendante se
vidange. Le cycle recommence ainsi de suite jusqu’au renouvellement
de la mémoire suivante, marquant ainsi dans l’espace et le temps la
trace figée d’un immatériau temporel, géographique, historique et
universel.
Cependant, subissant les variations des coefficients de marées
entre les périodes de morte-eau et de vive-eau, il arrivera parfois
en période des plus basses marées de morte-eau que la marée haute ne
montera pas jusqu’au niveau du cloisonnement de mémorisation. Il ne
sera plus possible alors pendant quelques jours de voir apparaître
se suspendre cette mémoire marégraphique dans l’espace. Ces
instants pendant lesquels l’âme errera sans repère marqueront les
phases de progression entre les périodes de morte-eau et de
vive-eau. Par force d’observations, à vivre au quotidien en
contact avec ce projet, les citadins apprendront progressivement à
mieux regarder les phases lunaires et remarqueront probablement les
incidences des croissants de lune sur le projet dès lors que la
marée reproduite sera contemporaine.
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Maquette simulée à échelle 1/30e
Marée descendante à Saint-Malo, mémoire suspendue à Montréal.
L’amplitude de la marée recréée dans la structure correspondra, la
première année de mise en service, à l’année de départ de Jacques
Cartier de Saint-Malo vers le Canada. Ensuite, tous les jours, la
marée montera et descendra dans cette structure, à Montréal, en même
temps qu’elle montera et qu’elle descendra à Saint-Malo. Soit
plus de 730 marées recréées simultanément par année. L’objectif est
de réaliser ce projet sur une place en centre ville à Montréal.
Cette animation sera une référence historique pour une visualisation
quotidienne de la marée de Saint-Malo au coeur du Québec. Cette
borne-mémoire historique pour tout un peuple est destinée à entrer
en résonance avec la mémoire des migrants pour les descendants
actuels vivant au Québec mais également pour accompagner les jeunes
générations des nouveaux flux migratoires de francophones vers le
Québec. |
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Mémoire et imbrication d’espaces-temps
La caractéristique principale de ce projet de sculpture est de
permettre d’introduire dans un quotidien urbain - via la modulation
dynamique d’une amplitude marégraphique historique - une
temporalité alternée. Une sorte d’anti-temps destiné à rentrer
en résonance dans un milieu de vie pratiqué par des êtres
ayant en commun une singularité historique les rattachant d’une
certaine façon à ce lieu de prélèvement symbolique. Comment dire ?
C’est introduire en milieu urbain une autre horloge destinée à
marquer et à fédérer l’inconscient collectif autour d’un
événementiel sans cesse renouvelé. Ainsi, cette mémoire
marégraphique suspendue quotidiennement devient-elle non plus un
référentiel à une temporalité abstraite mais à une identification
géographique particulière historiquement forte. Cela donne quoi au
quotidien dans le mental des québécoises et des québécois ? Face à
une époque recroquevillée sur ses territorialités, ce projet
revendique une mémoire universelle commune nous reliant à un tout
cosmologique. |
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Utopie d’une universalité en errance
Cette structure vient de mémoriser en son sommet un espace-temps
souvenir d’une crête de la marée haute qui vient d’avoir lieu
quelques heures auparavant, en plein centre de Montréal. On est ici
en présence d’une mémoire visualisée d’un espace-temps d’une marée
haute de l’année 1534. Réactualisée dans un quotidien du XXIe
siècle, en plein centre ville, au Québec, cette mémoire peut-elle
réveiller et fédérer l’inconscient collectif autour d’une valeur
commune universelle ? Les continents nous divisent. La thalassa
nous unit. Le souvenir... C’est très intéressant le souvenir. La
mémoire, le miroir du temps. L’action la plus difficile à contenir
en fait. Mémoire visuelle ou bien mémoire philosophique ? La
thalassa est une et indivisible. L’espace maritime est divisé en 50
mers. Les hommes se battent pour préserver leurs territoires
grignotés inlassablement par 5 océans séparateurs de cultures.
Existe-t-il un élément universel qui puisse toutes les réunifier ?
La mer et l’espace maritime, peut-être ? |
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Une longueur d’ondes vibrant au rythme de
l’univers
Environnement sensoriel et espace sculptural. "Le Solitaire...
des marées" n’est pas une structure faite pour symboliser la
solitude. Solitaire étant davantage à comprendre et à percevoir
selon le sens que l’on donne au "Solitaire" : le diamant, l’objet
offrant de multiples facettes. Ce projet est un espace sensoriel
qui oblige à relever la tête, à voir et à regarder vers le ciel,
mais aussi à écouter. Des capteurs permettront de déterminer s’il y
a 30, 100, 500 ou 1000 personnes autour de lui. En fonction des
données recueillies, des effets sonores seront diffusés. Des bruits
de houles, des bruits de bord de mer, des cris d’oiseaux mais aussi
des sons de corne de brume seront perceptibles à Montréal les jours
où à Saint-Malo il y aura du brouillard, ainsi que des ambiances
sonores malouines populaires telles que les sons du marché aux
poissons de Saint-Malo pour une écoute à Montréal. Transposition
d’espaces, invitation au rêve et au voyage mental entre le ici et
le
là-bas pour le plus grand bien de l’imaginaire collectif. |
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Schéma de principe
Un colosse de 250 tonnes mû par un pacemaker
Par un subtile dosage, assemblage et mariage entre art, science
et industrie, ce projet fait appel à toutes les ressources des
technologies les plus actuelles. Projet éminemment maritime, il
ne saurait se passer de toutes les compétences accumulées pendant
des années par tous les gens de mers rompus aux exigences maritimes
les plus extrêmes. Gens de mers, j’ai besoin de vos compétences. |
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Objectif visé pour aller plus loin
En me portant candidat à la Villa Médicis Hors les Murs, alors
que je réside à plus de 6000 kilomètres du Québec, j’ai amené ce projet
jusqu’à la lisière de ce qu’un homme seul peut entreprendre.
Maintenant pour aller plus loin je cherche à rassembler autour d’une
table des partenaires scientifiques, technologiques, économiques et
politiques afin de donner une chance à ce projet de rentrer dans sa
réalité. L’objectif est d’aller présenter ce projet au Québec. Pour
cela, j’ai besoin de réaliser une maquette fonctionnelle du
projet à l'échelle du dixième, soit une maquette de 1,5 m de
haut, animée par ordinateur, qui recréera la marée historique de
Saint-Malo de l’année 1534 afin de soumettre ce projet au peuple
québécois et le lui montrer vivant. Gérard d’Aboville a traversé
l’Atlantique à la rame. Pour ma part, je veux faire monter la marée
historique de Saint-Malo en plein coeur de Montréal alors qu’en
hiver il y fait -30°. Autant dire que l’espace maritime a encore de
beaux jours et de belles heures de gloire devant lui. |
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COMPLEMENTS
Actualisation du
projet en 2007
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la présentation générale
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Développement en
images |
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