Archive pour le mot-clef ‘Résidence d’écriture’

Plaisir des yeux…

Samedi 28 février 2009

28 février 2009,
je suis allé voir
ce qu’il y a juste en dessous,
juste à 50 m devant moi…

Il n’y a que 50 m à parcourir
mais c’est déjà un autre monde, une autre galaxie…

Comment en parler ?
Comment parler de cette architecture ?

C’est tellement différent…

L’eau s’est retirée pendant quelques heures,
l’on pense que la vie s’en est allée
alors que tout cela n’est tout simplement qu’en sommeil…

C’est une valse ! C’est d’une beauté tellement impressionnante que lorsque l’on imagine qu’à côté de cela la réalité est qu’un touriste va poser dans quelques heures son mégot de cigarette sur le sol sans même se poser la question de toute cette vie qui est là juste en dessous…

Une vague…

Une robe…
Un élancement… c’est… comment dire… ?

Un émerveillement…

Voir la suite…

Il n’y a pas de 29 février cette année…

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
www.aillet.com

D’une île en hiver… (Que fais-je à Molène ?)

Vendredi 13 février 2009

L’Archipel de Molène vu du ciel, c’est…

Un petit chapelet d’îles qui s’étire à la pointe de la Bretagne

On y arrive en bateau via cette Compagnie Maritime

Molène, c’est un archipel mais c’est aussi une île ronde…

La Résidence d’écriture où je suis est située à 50 m de la mer

Là où j’écris,
la vue que j’ai sur l’horizon donne sur la pointe de la Bretagne

Cela fait maintenant 3 mois 1/2
que je suis en Résidence d’écriture sur cette île.
Depuis, 2 mois je crois que l’île en est au 9ème enterrement
et pas une seule naissance

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Voir quelques vues aériennes de l’île

Concernant les dates et circonstances de ma présence sur l’île de Molène : Je suis sur l’île de Molène depuis le 1er novembre 2008. J’en repars le 30 avril 2009. Au 30 avril 2009, je serai resté en tout et pour tout sur l’île de Molène une durée de 6 mois sans la quitter. Je suis accueilli sur l’île de Molène grâce au remarquable et extraordinaire élan de soutien et de solidarité de Cécile Masson et de leurs enfants qui m’ont mis à disposition Le KASTELL II : Résidence d’écriture.

Pour plus de détails : Passé pour la première fois de ma vie sur l’île de Molène, les 5 et 6 mai 2008, dans le cadre d’une Marche Maritime de 3200 km que je suis allé faire pendant 6 mois en longeant la façade maritime française et espagnole, je suis parti le 1er avril 2008 du sommet du Mont-Saint-Michel après une entrevue d’une durée d’une heure avec Nicolas Simonnet, Administrateur du Centre des Monuments Nationaux du Mont-Saint-Michel, le MONUM, qui en avril 2007 a mis à disposition le Cellier de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel, pendant 48 heures, pour que je puisse y organiser avec cARTed la 1ère Rencontre internationale spéciale « Le Solitaire… des marées » (projet pour et dans le cadre duquel je fais collecter internationalement 7000 sables de toutes les mers du monde). En avril 2007, 110 collectes de 1kg chacune sont arrivées de toute la planète pour ce projet. Aujourd’hui, ce sont 265 collectes qui sont arrivées des Kerguelen, de l’île de Pâques, du Japon, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, des USA, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud (Lac Titicaca, Machu Picchu, Cordillère des Andes, etc). Les collectes que je reçois arrivent en Normandie, où je réside, dans mon atelier. Derrière tout cela il y a une logistique lourde et très sérieuse (Site Web, Base de données mise en œuvre par un Physicien, des relais internationaux, toute une logistique).

Les 5 et 6 mai 2008, l’île de Molène n’était rien d’autre que l’une de mes 166 étapes maritimes sur mon chemin, au même titre que 14 autres îles sur lesquelles je suis passé voir les Maires et les écoles, en ayant été, à mi-parcours, officiellement accueilli le 19 juin 2008 à Rochefort par la Corderie Royale. La Marche Maritime que je suis allé faire ayant été entièrement habillée par Saint-James et financée par un mécénat privé à hauteur de 6000 euros.

Que suis-je allé faire là ? Je suis allé faire la Marche Maritime la plus longue qu’aucun humain ne puisse faire ni réaliser en longeant la côte pour se rendre jusqu’en Galice jusqu’à la pointe du Cap le plus avancé d’Europe en partant du Mont-Saint-Michel. Cette marche est classée Patrimoine mondial UNESCO : « CAMINO DEL NORTE ». Je suis allé marcher là le long des deux finistères (Breton et Espagnol : l’un visant vers l’Amérique du Nord, l’autre vers l’Amérique du Sud) pour aller expliquer aux élus du littoral l’objet de la démarche après avoir été officiellement accueilli en avril 2007 dans cet autre endroit classé Patrimoine mondial UNESCO qu’est le Mont-Saint-Michel d’où ce point de départ.

Quel est le projet ? Le projet est « Le Solitaire… des marées » et non les sables. Les sables ne sont qu’un des matériaux premiers nécessaires à la réalisation de ce projet.

Qui en est l’un des plus éminents parrains ? Francis Vallat, Président de l’Institut Français de la Mer.

Dans quel organe officiel et institutionnel ce projet est-il publié ?Voir Archivage N°463). Ce projet est officiellement publié dans un article de 16 pages aux côtés d’éminentes signatures dans la plus ancienne revue maritime française qui existe depuis 1861 : La Revue Maritime (

Que viennent faire les sables dans ce projet ? « Le Solitaire… des marées » est une sculpture et une place publique patrimoniale de 2500 m carré. Les sables collectés visent non pas à faire une collection de sable ( Collecter ne veut pas dire collectionner. Pour exemple : Les éboueurs (que je respecte énormément) collectent les poubelles, ce n’est pas pour autant qu’ils les collectionnent. ) mais servent à constituer une bibliothèque universelle et patrimoniale représentative de toutes les mers du monde pour les générations futures pour une place publique (c’est à dire à l’attention de vos petits-enfants, de vos arrière-petits-enfants et de vos arrière-arrière-petits-enfants), etc. Aussi, je ne suis pas un arénophile mais un sculpteur : C’est une profession qui n’a en soi rien d’atypique sans quoi dirions-nous d’un chimiste, d’un mathématicien, d’un physicien, etc., que leur profession est atypique ?

Vous trouverez en ligne sur le site Web [ www.aillet.com ] la totalité des explications de ce projet sur lequel je travaille. Ce projet a commencé à être médiatisé et soutenu depuis 10 ans par un breton, René Le Marec, à Rennes. C’est un projet international qui n’a rien de régional. Comme tout projet de cet ordre et de cette dimension, il se déploie normalement et logistiquement, à son rythme selon son rythme, car personne n’arrive par hasard sur une place publique avec un projet de 250 tonnes dont le coût de réalisation tourne aux alentours de 5 millions d’euros. J’arrive me concernant à l’aube de la cinquantaine. Cela fait 25 ans que je suis Sculpteur.

Que vient faire dans ce projet ma présence sur l’île de Molène ? Je suis sur l’île de Molène non pas pour y rassembler les 7000 sables mais en Résidence d’écriture pour la rédaction d’un livre qui va approcher 900 pages que je boucle le 30 avril 2009. Depuis le 2 janvier de cette année, je suis en cloître d’écriture sur cette île à raison d’un travail d’écriture effectif de 10 heures par jour, 7 jours sur 7 (En parallèle de quoi je fais suivre mon courrier sur cette île durant ma présence et donc forcément les sables qui me sont envoyés du monde entier. Ce projet, cette dynamique, cette histoire ne commencent pas à Molène. Je ne suis là qu’en étape-escale le temps d’y écrire un livre. Ce livre couvre une période de 10 ans (2001-2009), période dans le cadre de laquelle je parle notamment du fusil des nazis que j’ai fait découper en 220 tranches avec du sable naturel sous marin australien projeté à la vitesse de 2500 km/h à 3500 kbar ( Voir article publié par l’ADIT dans ScienceTec ), j’ai fait cela avec le soutien d’une prestation Oséo Anvar du Ministère de la Recherche et de l’industrie, un RDT, un CTN et aussi et surtout avec un homme âgé de 80 ans et un professeur d’art en Allemagne, un ancien élève de Joseph Beuys, après que nous soyons ensemble allés rapporter et exposer ce fusil découpé avec ce sable en Allemagne au pied des montagnes de Eifel là où la jeunesse hitlérienne a commencé à se rassembler, etc. Ce fut la collecte N°0049 sur les 7000 à venir pour le projet « Le Solitaire… des marées ».

Quel est l’une des étapes pour laquelle je suis officiellement invité dans trois ans ? Dans trois ans, ce n’est pas la réalisation de cette place publique ni du « Solitaire… des marées ». Dans trois ans, c’est un autre évènement mais j’aurai le temps d’en reparler après la publication de ce livre.

Aujourd’hui, les collectes arrivent du monde entier. Je quitte l’île de Molène le 30 avril pour ensuite aller publier ce livre dans lequel je parle de beaucoup de choses et de beaucoup de détails historiques, géographiques, sociologiques. Le fil d’Ariane de ce livre étant « Le Solitaire… des marées » et toutes ces collectes de sables pour les générations futures.

Après quoi je pars en Afrique où je vais organiser ma prochaine marche transafricaine de 2000 km avec Kaïdin Monique Le Houelleur, artiste internationale, qui travaille depuis plus de 15 ans avec le peuple des Dogon où nous allons ensemble faire collecter les sables de tribus africaines, etc.

Quand je vais quitter l’île de Molène au début du printemps 2009, dans 2 mois 1/2, j’y aurai écrit un livre, certes, mais aussi parcouru un peu plus de 600 km à raison de deux fois le tour de l’île tous les jours depuis que j’y suis arrivé le 1er novembre 2008 tant sur une île en hiver il n’y a pas beaucoup d’autre choix que d’y tourner en rond !!! C’est ce que l’on appelle une marche insulaire salvatrice car, l’air de rien, ça en fait faire des kilomètres à la vigie des embruns !

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
www.aillet.com

31 Décembre 2008 : Marque-Pages renseignés

Mercredi 31 décembre 2008

Arrivé le 1er Novembre 2008 sur l’île de Molène, il m’aura fallu, en tout et pour tout, 2 mois pour renseigner, un à un, la totalité des marque-pages de mes 5 carnets de route Moleskine, revisiter toutes les étapes, noter tous les noms, refaire scrupuleusement le parcours au quotidien en visionnant toutes les photos, prendre toutes les annotations nécessaires à l’écriture, déployer ce linéaire aérien nécessaire à la fois à la vision d’ensemble, au recoupement structurel des informations, etc.

Parti le 1er Avril 2008 du Mont-Saint-Michel, j’aurai donc mis 150 jours pour parcourir 3200 km en marchant pour arriver jusqu’à Santiago de Compostela par le chemin le plus long que l’on puisse faire depuis le Mont-Saint-Michel pour rejoindre Santiago de Compostela par la côte. 156 jours pour arriver jusqu’à Cabo Fisterra, 157 jours pour arriver jusqu’au Sanctuaire de la Vierge de la Barque à Muxia. Rentré le 13 septembre 2008, je serai donc parti 166 jours.

Ces marque-pages à présent renseignés, l’écriture va maintenant réellement commencer le 1er Janvier 2009. Date à laquelle je m’enferme pendant trois mois sur l’île de Molène pour mener l’écriture du livre de cette Marche Maritime jusqu’au 30 Mars 2009. Le mois d’avril étant réservé à la relecture de l’écriture.

Dans le même temps, je prépare à distance la Marche Transafricaine de 2000 km que je vais faire en Afrique en 2010 avec la Sculpteur Kaïdin Monique Le Houelleur.

Voir : MARCHE TRANSAFRICAINE 2010

2008 tire à sa fin. Aussi, avant et pour finir cette année 8 du premier siècle de ce troisième millénaire naissant, avant de passer à l’année 9, permettez-moi de recopier ici et de vous inviter à lire ce que m’a écrit, ci-dessous, sur mon premier carnet de route Moleskine, au cours du printemps de cette année, l’une des 1000 personnes rencontrées sur mon chemin, à Carnac, le 22 mai 2008, tant ce qu’il a écrit m’a touché, et, je crois, vaut lecture avant d’attaquer cette année 2009 :

…/… Quand on arrive, on est neuf et on a rien : C’est le zéro.
Puis vient le deux : La direction de notre vie.
Ensuite le trois : La 1ère base. Relier trois points est la base élémentaire.
A partir de cette base, on peut construire, s’élever : C’est le quatre.
Puis vient le cinq et le six reliés à la famille et à notre activité
au sens de la Communauté.
Enfin arrive le sept : Le chiffre du doute et de la foi.
Dois-je continuer ? Vais-je y arriver ?
Le doute nous envahit et l’on peut tout abandonner.
Si on passe ce cap, on arrive au huit, le moment de récolter
le ou les fruits de tout notre cheminement.
Cela est à la fois positif à nos yeux, mais aussi négatif à ces mêmes yeux.
Dans tous les cas, c’est toujours un moment fort.
Pour terminer, voilà le neuf.
Le moment de faire le point.
Que dois-je garder ?
Que dois-je recommencer ?
Tout cela pour retourner au zéro… (Tout comme la mer caresse le sable)
.
…/…

De conclure sur ce même carnet de route Moleskine, après qu’il m’ait écrit ce texte :

…/… Merci à toi, loin de ma famille, tu m’as redonné le courage et la foi, tels les sables de notre terre, unis, nous sommes tous reliés. Absents par la présence, nous sommes tous unis au plan divin. Bon courage et merci pour ton message. Jacques Rouchier, Carnac, le 22 mai 2008 (Anniversaire 50 ans).
…/…

Je venais de passer l’Isthme de Penthièvre dans la journée, Les Sables Blancs, la Piste Forestière du Bois d’Amour, La Baie des Anges, pour enfin arriver en fin de journée à Carnac. C’était la première fois de ma vie que je posais mes pieds à Carnac. Je me suis assis à la terrasse du Café « La Bise’ Trotte ». J’ai commandé une bière. Jacques Rouchier m’a adressé la parole. Je l’ai invité à prendre une bière et à venir s’asseoir à ma table. Nous nous serons croisés une demie heure dans la vie. Cet alignement de chiffres qu’il m’a écrit à Carnac vaut, je crois, tous les alignements.

Je vous souhaite, à toutes et à tous, un Bon Réveillon 2008 et surtout une Bonne Année 2009.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
www.aillet.com