Archive pour le mot-clef ‘06 – RESIDENCE D’ECRITURE’

11 Janvier 2009 : Chapitrage structuré

Dimanche 11 janvier 2009


11 Janvier 2009 : Le chapitrage du livre est terminé et structuré.

Voilà 10 jours que je me levais à 6h30 tous les matins pour lui tourner autour à longueur de journées, pour le retourner et pour le manipuler dans tous les sens. Finalement, il aura fini par s’emboîter ce dimanche 11 janvier 2009.

Pour le mettre en place, j’ai adopté la même technique et la même méthodologie que celles que j’avais adopté lorsque j’ai eu à concevoir, voilà 17 ans de cela, une double collection de poussettes-landaus pour enfants.

A cette époque, j’avais réussi à relever ce challenge de concevoir une double collection de poussettes-landaus en trois mois. Collection qui, 6 mois plus tard, faisait la UNE et sortait au Salon international du matériel de puériculture« Le Monde de l’Enfant », à Paris, à la Porte de Versailles, pour se vendre ensuite pendant plus de cinq ans sur les marchés européens et asiatiques.

Aussi, j’ai donc adopté cette même technique et cette même méthodologie que celles que l’on m’a appris au Centre d’Etudes Supérieures Industrielles ( Cesi ), en 1992, lorsque j’y ai été formé comme Designer Industriel Management, pour aborder la conception, la structuration et l’organisme vivant de ce livre. Une collection de poussette, c’est l’un des produits les plus difficiles et les plus périlleux à concevoir et à mettre en œuvre tant les paramètres à intégrer et à prendre en compte sont nombreux, les normes Afnor draconiennes, les paramètres de sécurité incontournables, etc., et lorsqu’il faut que tout cela se plie correctement avec plus de 70 références de pièces différentes, je vous laisse imaginer le casse-tête ! A cette époque, la concurrence sortait des poussettes d’1m d’encombrement au pliage, j’avais réussi le challenge de baisser cet encombrement de 25 cm (Certes, je n’avais pas compté mes nuits blanches pour y arriver !).

Revoir ce challenge :



Comment naissent les poussettes ?


Aborder la conception de ce livre, au retour de cette Marche Maritime de 3200 km, dans mon esprit, c’est la même chose. Ce livre doit obéir à un cahier des charges. Il doit répondre à un certain nombre de paramètres et de critères. C’est un PRODUIT. Un livre est un PRODUIT.

Il me reste donc trois mois pour le produire. Depuis le 2 janvier, je me lève à 6h30. Pour produire ce livre, je vais m’appliquer la même hygiène de vie que pendant la marche. Au fur et à mesure de la marche, progressivement, j’ai augmenté ma distance quotidienne à parcourir : Parti de 15 km/jour, j’ai fini par des étapes de 45 km/jour. Là, je vais faire la même chose mais avec le temps : Quotidiennement, je vais remonter d’une minute par jour la sonnerie de mon réveil pour pouvoir me lever naturellement à 6h00 puis à 5h45 puis à 5h00 du matin en Mars 2009 afin de produire cette somme d’écriture structurée et structurante.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
www.aillet.com

Base d’écriture : CAMINO DEL NORTE, etc.

Samedi 3 janvier 2009

LE CAMINO DEL NORTE : Le Chemin du Nord, classé patrimoine mondial UNESCO.

Il s’agit d’un chemin balisé, pratiqué depuis le Moyen Âge.

Depuis les quatre coins de l’Europe, son itinéraire est aujourd’hui signalé par des bornes caractéristiques.

Il s’agit de l’un des chemins jacquaires qui, encore aujourd’hui, résiste aux tracés des autoroutes.

Peu nombreux sont celles et ceux qui décident de l’emprunter. Ce chemin a la réputation d’être plus difficile, plus physique et plus long que les autres.

C’est ce chemin que j’ai décidé d’emprunter, en Espagne, pour me rendre jusqu’à Santiago de Compostela depuis le Mont-Saint-Michel : Le Chemin du Nord. Chemin que j’ai rendu encore plus long puisque passé par la côte de la Bretagne nord et de la Bretagne sud ainsi que par toutes les îles du Ponant avant de commencer à descendre la façade Atlantique.

Son balisage est inscrit dans la pierre : Parfois signalé d’or, en certains endroits, tant c’est un chemin sacré.

Arrivés à Santiago de Compostela, tous ceux qui ont décidé de suivre et d’arpenter ce célèbre CAMINO DEL NORTE, du début jusqu’à la fin, sont pris d’une émotion indescriptible…

LE CAMINO DEL NORTE fait, de ceux qui l’ont emprunté, des êtres à jamais différents et à jamais transformés.

Arrivé à Santiago de Compostela, en ayant suivi sur toute sa longueur ce célèbre CAMINO DEL NORTE, j’y serai arrivé à l’issue de 5 mois 1/2 de marche avec plus de 20 kg de matériel sur les épaules, là où d’ordinaire les rares personnes qui décident de l’emprunter ne le font qu’avec 12 kg grand maximum.

Après avoir emprunté ce CAMINO DEL NORTE, pouvoir s’asseoir au beau milieu de la place de la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, assis devant le Parador, pour coudre le dernier écusson de tout ce périple, est un acte sacré.

Difficile à traduire, tant ce Chemin du Nord transforme…

Il fait verser des larmes…

Que seul un plaisir simple, de pouvoir partager un simple verre de cidre avec l’homme avec lequel j’y serai arrivé, arrive à apaiser.

Éric DEMY, ce compagnon de route avec lequel je serai arrivé à Santiago de Compostela (Compagnon au plein sens du terme en ce sens qu’il a fait le Compagnonnage pendant 7 ans avant de devenir ébéniste), est un homme que je ne vais maintenant jamais plus oublier.

Après Santiago de Compostela, j’ai prolongé ce chemin.

A un endroit, il se sépare en deux directions : J’ai suivi ces deux directions.

En suivant la première, je suis allé jusqu’à CABO FISTERRA.

Là encore, vive émotion, tant entre Santiago de Compostela et Cabo Fisterra, il se passe quelque chose de très spécial, de très particulier…

La transformation s’opère sur ce chemin…

Après Santiago de Compostela, cette transformation va même jusqu’à s’inscrire de façon subtile dans l’inversion du balisage…

C’est de cette transformation et de ce très célèbre CAMINO DEL NORTE que j’ai suivi jusqu’à MUXIA, jusqu’au Sanctuaire de la Vierge de la Barque, que je m’en vais maintenant parler en écriture. Ce chemin, hier pratiqué par Saint-François d’Assise, n’est vraiment pas n’importe quel chemin… Aussi, trois mois d’écriture ne me seront pas de trop pour en parler.

Bien à vous.

JFA
www.aillet.com