Archive pour la catégorie ‘05 – RETOUR DE MARCHE’

Collecte à ZUMAIA + Interview FR3 Iroise

Lundi 5 janvier 2009

Nouvelle collecte effectué : La N°0258, réalisé à ZUMAIA en GIPUZKOA par Antonio Vicente Conde.

Oui, Antonio, je me souviens formidablement bien de cette extraordinaire soirée passée à l’Albergue de Peregrinos de BAAMONDE où nous avons préparé tous les deux le repas pour 19 personnes juste avant de nous lancer le lendemain dans cette étape de 45 km jusqu’au Monasterio Cisterciense de Santa María de SOBRADO DOS MONXES. J’ai fait le lendemain cette étape seul. Je suis parti de BAAMONDE à 6h00 du matin pour arriver finalement au Monastère de SOBRADO à 20h30. Juste avant d’aller au Monastère, après ces 45 km sans escale, je me suis précipité au bar car je me suis dit que cela m’étonnerait que les moines cisterciens m’offrent un double Martini avec des glaçons. J’avais besoin d’un petit remontant car après ces 45 km de marche avec 25 kg sur le dos ce jour-là, je suis arrivé à SOBRADO sur un petit nuage. Mais quel plaisir !

Je te remercie vivement pour cette collecte que tu viens de réaliser à ZUMAIA à côté de la plus grande plate-forme européenne d’abrasion. Formidable !

Je te souhaite également une merveilleuse année 2009 en te disant à très bientôt en GIPUZKOA où je vais repasser forcément car je veux absolument refaire le CAMINO DEL NORTE en 2010 pour l’année mondiale UNESCO du jubilaire des chemins jacquaires, aussitôt après que j’aurai fini d’écrire et publié le livre que je suis occupé en ce moment à préparer pour cet évènement. Alors Antonio, je te dis à très bientôt et MERCI pour cette merveilleuse collecte en GIPUZKOA.

Revoir l’interview France 3 Télévision du 20/11/2008

Bien à toi, au plaisir de te lire.
Amitié
JFA
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Base d’écriture : CAMINO DEL NORTE, etc.

Samedi 3 janvier 2009

LE CAMINO DEL NORTE : Le Chemin du Nord, classé patrimoine mondial UNESCO.

Il s’agit d’un chemin balisé, pratiqué depuis le Moyen Âge.

Depuis les quatre coins de l’Europe, son itinéraire est aujourd’hui signalé par des bornes caractéristiques.

Il s’agit de l’un des chemins jacquaires qui, encore aujourd’hui, résiste aux tracés des autoroutes.

Peu nombreux sont celles et ceux qui décident de l’emprunter. Ce chemin a la réputation d’être plus difficile, plus physique et plus long que les autres.

C’est ce chemin que j’ai décidé d’emprunter, en Espagne, pour me rendre jusqu’à Santiago de Compostela depuis le Mont-Saint-Michel : Le Chemin du Nord. Chemin que j’ai rendu encore plus long puisque passé par la côte de la Bretagne nord et de la Bretagne sud ainsi que par toutes les îles du Ponant avant de commencer à descendre la façade Atlantique.

Son balisage est inscrit dans la pierre : Parfois signalé d’or, en certains endroits, tant c’est un chemin sacré.

Arrivés à Santiago de Compostela, tous ceux qui ont décidé de suivre et d’arpenter ce célèbre CAMINO DEL NORTE, du début jusqu’à la fin, sont pris d’une émotion indescriptible…

LE CAMINO DEL NORTE fait, de ceux qui l’ont emprunté, des êtres à jamais différents et à jamais transformés.

Arrivé à Santiago de Compostela, en ayant suivi sur toute sa longueur ce célèbre CAMINO DEL NORTE, j’y serai arrivé à l’issue de 5 mois 1/2 de marche avec plus de 20 kg de matériel sur les épaules, là où d’ordinaire les rares personnes qui décident de l’emprunter ne le font qu’avec 12 kg grand maximum.

Après avoir emprunté ce CAMINO DEL NORTE, pouvoir s’asseoir au beau milieu de la place de la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, assis devant le Parador, pour coudre le dernier écusson de tout ce périple, est un acte sacré.

Difficile à traduire, tant ce Chemin du Nord transforme…

Il fait verser des larmes…

Que seul un plaisir simple, de pouvoir partager un simple verre de cidre avec l’homme avec lequel j’y serai arrivé, arrive à apaiser.

Éric DEMY, ce compagnon de route avec lequel je serai arrivé à Santiago de Compostela (Compagnon au plein sens du terme en ce sens qu’il a fait le Compagnonnage pendant 7 ans avant de devenir ébéniste), est un homme que je ne vais maintenant jamais plus oublier.

Après Santiago de Compostela, j’ai prolongé ce chemin.

A un endroit, il se sépare en deux directions : J’ai suivi ces deux directions.

En suivant la première, je suis allé jusqu’à CABO FISTERRA.

Là encore, vive émotion, tant entre Santiago de Compostela et Cabo Fisterra, il se passe quelque chose de très spécial, de très particulier…

La transformation s’opère sur ce chemin…

Après Santiago de Compostela, cette transformation va même jusqu’à s’inscrire de façon subtile dans l’inversion du balisage…

C’est de cette transformation et de ce très célèbre CAMINO DEL NORTE que j’ai suivi jusqu’à MUXIA, jusqu’au Sanctuaire de la Vierge de la Barque, que je m’en vais maintenant parler en écriture. Ce chemin, hier pratiqué par Saint-François d’Assise, n’est vraiment pas n’importe quel chemin… Aussi, trois mois d’écriture ne me seront pas de trop pour en parler.

Bien à vous.

JFA
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31 Décembre 2008 : Marque-Pages renseignés

Mercredi 31 décembre 2008

Arrivé le 1er Novembre 2008 sur l’île de Molène, il m’aura fallu, en tout et pour tout, 2 mois pour renseigner, un à un, la totalité des marque-pages de mes 5 carnets de route Moleskine, revisiter toutes les étapes, noter tous les noms, refaire scrupuleusement le parcours au quotidien en visionnant toutes les photos, prendre toutes les annotations nécessaires à l’écriture, déployer ce linéaire aérien nécessaire à la fois à la vision d’ensemble, au recoupement structurel des informations, etc.

Parti le 1er Avril 2008 du Mont-Saint-Michel, j’aurai donc mis 150 jours pour parcourir 3200 km en marchant pour arriver jusqu’à Santiago de Compostela par le chemin le plus long que l’on puisse faire depuis le Mont-Saint-Michel pour rejoindre Santiago de Compostela par la côte. 156 jours pour arriver jusqu’à Cabo Fisterra, 157 jours pour arriver jusqu’au Sanctuaire de la Vierge de la Barque à Muxia. Rentré le 13 septembre 2008, je serai donc parti 166 jours.

Ces marque-pages à présent renseignés, l’écriture va maintenant réellement commencer le 1er Janvier 2009. Date à laquelle je m’enferme pendant trois mois sur l’île de Molène pour mener l’écriture du livre de cette Marche Maritime jusqu’au 30 Mars 2009. Le mois d’avril étant réservé à la relecture de l’écriture.

Dans le même temps, je prépare à distance la Marche Transafricaine de 2000 km que je vais faire en Afrique en 2010 avec la Sculpteur Kaïdin Monique Le Houelleur.

Voir : MARCHE TRANSAFRICAINE 2010

2008 tire à sa fin. Aussi, avant et pour finir cette année 8 du premier siècle de ce troisième millénaire naissant, avant de passer à l’année 9, permettez-moi de recopier ici et de vous inviter à lire ce que m’a écrit, ci-dessous, sur mon premier carnet de route Moleskine, au cours du printemps de cette année, l’une des 1000 personnes rencontrées sur mon chemin, à Carnac, le 22 mai 2008, tant ce qu’il a écrit m’a touché, et, je crois, vaut lecture avant d’attaquer cette année 2009 :

…/… Quand on arrive, on est neuf et on a rien : C’est le zéro.
Puis vient le deux : La direction de notre vie.
Ensuite le trois : La 1ère base. Relier trois points est la base élémentaire.
A partir de cette base, on peut construire, s’élever : C’est le quatre.
Puis vient le cinq et le six reliés à la famille et à notre activité
au sens de la Communauté.
Enfin arrive le sept : Le chiffre du doute et de la foi.
Dois-je continuer ? Vais-je y arriver ?
Le doute nous envahit et l’on peut tout abandonner.
Si on passe ce cap, on arrive au huit, le moment de récolter
le ou les fruits de tout notre cheminement.
Cela est à la fois positif à nos yeux, mais aussi négatif à ces mêmes yeux.
Dans tous les cas, c’est toujours un moment fort.
Pour terminer, voilà le neuf.
Le moment de faire le point.
Que dois-je garder ?
Que dois-je recommencer ?
Tout cela pour retourner au zéro… (Tout comme la mer caresse le sable)
.
…/…

De conclure sur ce même carnet de route Moleskine, après qu’il m’ait écrit ce texte :

…/… Merci à toi, loin de ma famille, tu m’as redonné le courage et la foi, tels les sables de notre terre, unis, nous sommes tous reliés. Absents par la présence, nous sommes tous unis au plan divin. Bon courage et merci pour ton message. Jacques Rouchier, Carnac, le 22 mai 2008 (Anniversaire 50 ans).
…/…

Je venais de passer l’Isthme de Penthièvre dans la journée, Les Sables Blancs, la Piste Forestière du Bois d’Amour, La Baie des Anges, pour enfin arriver en fin de journée à Carnac. C’était la première fois de ma vie que je posais mes pieds à Carnac. Je me suis assis à la terrasse du Café « La Bise’ Trotte ». J’ai commandé une bière. Jacques Rouchier m’a adressé la parole. Je l’ai invité à prendre une bière et à venir s’asseoir à ma table. Nous nous serons croisés une demie heure dans la vie. Cet alignement de chiffres qu’il m’a écrit à Carnac vaut, je crois, tous les alignements.

Je vous souhaite, à toutes et à tous, un Bon Réveillon 2008 et surtout une Bonne Année 2009.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
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Kaïdin : RETOUR DU JAPON

Dimanche 7 décembre 2008

Kaïdin monique le houelleur

Vietnamien-franco-ivoirienne, d’origine vietnamienne, elle habite l’Afrique, travaille avec les Dogons, les femmes Kassenas, expose en Chine, au Japon, marche au fin fond de la forêt primitive ivoirienne autant qu’au Japon et réalise des haïkus à couper le souffle. Nous programmons tous les deux d’aller marcher ensemble en Afrique, pour y faire une marche TransAfricaine de 1000 km, en 2010, pour inviter des chefs de tribus à collecter des sables, notamment auprès des Dogons afin de lancer des collectes africaines pour faire venir les sables sacrés des tribus d’Afrique.

De retour du Japon où elle vient d’effectuer 3 collectes pour « Le Solitaire… des marées » sur les traces de la marche du poète Basho que pratiquait hier Marguerite Yourcenar, la collecte N°0210, la N°0211 et la N°0212, je remercie Kaïdin pour cette série sacrée réalisée en forme de triptyque japonais (une collecte sur le bord de la mer de Chine, une collecte sur le côté Pacifique, la troisième à l’intérieur du Japon). Je remercie également Kaïdin monique le houelleur pour son appel téléphonique du 5 décembre 2008 qu’elle m’a passé entre deux avions, entre deux continents, entre deux escales, et pour tous ses encouragements, de retour de Tokyo où elle vient de réaliser au Japon cette nouvelle série d’expositions (10.000 entrées).

Merci à Kaïdin, merci pour cette belle série, avec tous mes encouragements pour ses écritures en Côte d’Ivoire.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
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Marche des esclaves / Trans 555+

Mardi 2 décembre 2008

Patrice Fayol
Sportif de haut niveau
Vainqueur de la Trans 555+
Collectant le sable N°0249

Le 249ème sable sur 7000 vient d’être collecté par ce sportif de très haut niveau, au cours d’une des courses les plus difficiles au monde, « la Marche des Esclaves », dans le Canyon près de l’oasis de Dakta, en Égypte, pour le projet «Le Solitaire… des marées».

Patrice Fayol m’avait déjà fait quelques collectes dans des conditions extrêmes alors qu’il remportait la Trans 333 à deux reprises. Là, l’homme s’est surpassé, dépassé.

Voir le journal de France 3 Télévision sur les conditions dans lesquelles cette collecte a été faite par Patrice Fayol.

Je tiens à adresser ici un immense BRAVO et dire un très très très grand MERCI à ce grand bonhomme si humble et tellement chaleureux.

Après mes 3200 km de Marche Maritime : Leçon d’humilité.

Bien à vous, au plaisir de vous lire et de vous accueillir sur l’île de Molène.

JFA
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