Archive pour la catégorie ‘05 – RETOUR DE MARCHE’

MARCHE MARITIME : MISE à JOUR en COURS…

Mercredi 1 juillet 2009

Bonjour,

Je suis en ce moment occupé à faire la mise à jour complète du Journal de Bord concernant le renseignement des 166 jours de la Marche Maritime 2008 « le Mont-Saint-Michel/Saint-Jacques-de-Compostelle » par la côte.

Chose que je n’ai bien évidemment pas pu faire plus tôt ni pendant que j’étais occupé à marcher : Ajouts d’images, Renseignement des étapes, etc., etc. Les 6 mois consécutifs à cette marche passés sur l’île de Molène m’ont permis de mettre en place la base de l’écriture et, surtout, de laisser décanter les 10.000 photos prisent en chemin. 3200 km, 1 an parti, ne se digérant pas en 5 minutes !

Aussi vais-je m’efforcer à présent d’aller illustrer et légender au mieux les Billets qui ont été posté en mon absence. Billets que je ne redécouvre que maintenant.

Au fur et à mesure et progressivement, ce Journal de Bord va donc s’illustrer et se remplir jusqu’à ce que j’ai fini d’y renseigner les 166 jours de cette aventure tout en me préparant pour 2010 à aller refaire ce Camino del Norte une seconde fois.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
www.aillet.com

TÉLÉVISION, TRANSAFRICAINE & VOIE ROMAINE

Vendredi 8 mai 2009

Interview diffusée le 11 mai 2009
à 20h30 et à 22h30

1. █ TÉLÉVISION

INTERVIEW TÉLÉVISION
Bouquet satellite CanalSat

PLANETE THALASSA
Invité de l’émission « La Quotidienne »

Présentation de la collecte des sables pour le projet « Le Solitaire… des marées » aux téléspectateurs de Planète Thalassa dans le cadre de l’émission « La Quotidienne ».
Portrait-Interview : 2 mn 30s
Diffusion : Lundi 11 Mai 2009 à 20h30 et à 22h30

Au retour de cette Marche Maritime, après un an d’absence, 365 jours passés 24h/24 à moins de 50 m de la mer, je suis l’invité spécial de l’émission de télévision « La Quotidienne » sur Planète Thalassa qui diffuse un portrait-interview de 2 mn 30 s le lundi 11 mai 2009 à 20h30 et à 22h30 sur le Bouquet satellite  pour lancer un appel à collecter les sables de la planète pour « Le Solitaire… des marées ».

Reportage effectué en Normandie le 4 mai 2009
Journaliste : Aurélie Legrand.

2. █ TRANSAFRICAINE

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PRÉPARATION DE LA TRANSAFRICAINE 2010 : Du 10 au 16 mai, je suis à Paris pour préparer avec Kaïdin Monique Le Houelleur, en provenance d’Abidjan, Côte d’Ivoire, le dossier concernant l’organisation de l’itinéraire que nous allons faire ensemble en Afrique.

Programme : Montage et Recherche de budget.

Plan d’ébauche du dossier que nous devons finaliser :

1. Introduction : 1 paragraphe + Présentations biographiques de nos parcours.
2. L’Objet : Itinéraire Transafricain  destiné à aller inviter des chefs de tribus à collecter des sables pour « Le Solitaire… des marées » + Une action sociétale.
3. Les Faits : Détails de nos dossiers médias respectifs (Travaux de Kaïdin au Japon + Mes Travaux au Mont-Saint-Michel + Marche de Kaïdin au Japon + Ma marche de 4000 km + Écriture en cours + Fresque des 300 premières collectes).
4. L’Offre : Développement de ce que nous projetons de mettre en place (Itinéraire en Afrique + Intéressement partenarial auprès des ONG + Actions médiatiques + Actions auprès des populations locales (Conférences, Projections, Apports de soutiens, etc.).

5. La Demande : Montage d’un budget prévisionnel global destiné à couvrir la totalité des frais à estimer selon la logistique à déployer pour aller faire cet itinéraire sans risques et sans encombres.
6. Les Besoins : Billets d’avion, 4X4, Déplacements accompagnés par guides, Matériel informatique itinérant, Téléphonie satellite, Appareil photo professionnel, Frais divers annexes,  etc., Montage d’une exposition commune en Afrique et en Europe, Projet de préparation d’une écriture commune ultérieure, etc.).

Le montage de ce dossier devant tenir en 10 pages maximum + Relais de présentations détaillées sur nos sites Web respectifs : www.kaidin.net www.aillet.com.

3. █ VOIE ROMAINE

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Ré-Ancrage après 365 jours de Marche Maritime
sur le lieu de prélèvement de la collecte
N°0146 :

Après être allé jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle et au retour de 6 mois passés sur l’île de Molène, « Le Solitaire… des marées » installe ses quartiers permanents sur les terres ancestrales de l’Abbaye aux Hommes et de l’Abbaye aux Dames sur le « QUEMIN DU ROY » longeant l’église de Saint-Ouen, à Périers-sur-le-Dan, le long de l’ancienne voie romaine reliant Bac de Port (aujourd’hui Bénouville) à Bayeux, lieu de passage très fréquenté par les pèlerins de Notre-Dame-de-la-Délivrande, dans une ancienne étable désaffectée de 12 m de longueur X 6 m de largeur X 3 m de hauteur sous plafond entièrement blanchie à la chaux (soit 72 m2, 216 m3 d’atelier) pour que je puisse y mener et y gérer correctement la suite des actions et des opérations de ce projet jusqu’au collectage final des 7000 sables de toutes les mers du monde et finaliser les phases de développement jusqu’à la réalisation finale.

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Ce lieu permanent de 216 m3 cubes va permettre d’exposer, de montrer et de faire vivre pédagogiquement les sables collectés au fur et à mesure des arrivages jusqu’à réception des 7000 collectes. Il vient de m’être mis à disposition en Normandie par Michèle et Charles Cagniard, agriculteurs depuis 10 générations, dans leur corps de ferme privé, sur la côte de Nacre. Pouvoir disposer ainsi d’une galerie-privée-atelier-hall-de-présentation/préparation est un luxe que je ne pouvais espérer en période de crise : une étable ! Quoi rêver de mieux ? J’adresse ici un immense MERCI à ces deux collecteurs pour leur immense générosité, aide et soutien, pour permettre à ce projet d’aboutir. Seul on ne peut pas faire grand chose, en équipe, la magie peut parfois opérer de façon surprenante.

Je serai opérationnel sur zone en septembre 2009.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.
Amitié.
JFA
www.aillet.com

J’IRAI REVOIR MA NORMANDIE…

Mercredi 6 mai 2009

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Après être parti marcher 4000 km pendant un an sur le bord de la mer,  3200 km en 6 mois le long de la façade maritime française et espagnole, 800 km en 6 mois autour d’une île miniature, l’île de Molène, me voici donc de nouveau de retour en Normandie.  Après plus de 50.000 km parcourus en Europe avec mon sac sur le dos, il y a longtemps maintenant que j’ai cessé de compter mes retours vers ce pays qui m’a donné la vie : La Normandie, le Calvados.

Je serai cette fois-ci allé découvrir une île non pas en y allant depuis mon propre pays, ma propre culture, mais en provenance d’un autre pays, d’une autre culture, au retour d’une marche de plus de 900 km en Espagne. Je suis arrivé sur l’île de Molène en automne après avoir marché tout le long du Camino del Norte jusqu’à la Costa da Morte, autant dire avec la tête remplie de mille histoires maritimes toutes plus saisissantes et intéressantes les unes que les autres. Sur l’île de Molène, je me serai attardé sur l’une de ces histoires…

J’aurai effectué cette Marche Maritime en 166 étapes, plus une 167ème étape sur l’île de Molène qui aura été un peu plus longue que les autres : 6 mois.

Ce qui m’aura le plus manqué sur cette île, au cours de ces 6 mois, et qui fait que je ne pourrais en aucun cas vivre plus longtemps sur une île, c’est l’absence totale d’arbres et d’animaux.

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Comment vivre sans cette présence au quotidien en venant de Normandie, du Pays d’auge, du pays de l’élevage et des haras, sur une île où il n’y a aucune vache, aucun âne, aucun cheval, aucun chêne, aucun fût d’arbre de plus de 50 cm de diamètre ?

En rentrant en Normandie, j’ai retrouvé cette licorne que je vais voir à chacun de mes retours. C’est elle que j’ai utilisé comme modèle pour sculpter celle-ci « Sirène ailée à tête de licorne » :

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Voir la mise en œuvre de cette allégorie maritime

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Au cours de cette année de Marche Maritime, je serai allé voir la terre de mes ancêtres bretons.

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Au retour de cette année de Marche Maritime, je retrouve la terre de mes ancêtres normands.

A partir du mois de juin 2009 jusqu’au rassemblement final des 7000 collectes, j’installe de façon permanente le rassemblement et la présentation des collectes des sables pour « Le Solitaire… des marées », en Normandie, sur le lieu de prélèvement de la collecte N°0146 dans un espace de 12 m de longueur X 6 m de largeur X 3 m de hauteur (73 m carrés soit 216 m cubes) dans une ancienne étable entièrement blanchie à la chaux. Je reviendrai plus en détails sur cet espace que me mettent à disposition Michèle et Charles Cagniard, agriculteurs depuis plus de 10 générations, dans leur corps de ferme en Normandie. J’avais plus ou moins envisagé de retourner sur l’île de Molène en juin 2009 mais la vie vient d’en décider autrement par l’apport de cette bonne nouvelle : Un lieu privé permanent pour faire vivre les collectes et amplifier les préparatifs du projet « Le Solitaire… des marées ».

Aussi, le temps de faire la pause d’écriture programmée, en juin, juillet et août 2009, je vais retrousser mes manches pour aller blanchir et équiper ce lieu privilégié : Une étable. Qu’aurais-je pu envisager de mieux comme lieu pour rassembler tous ces sables ?

Depuis mon retour de Molène, 20 nouvelles collectes viennent d’arriver de différents points du globe. Je vais traiter progressivement les mises à jour des galeries au fur et à mesure d’agrandir l’espace de travail.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.
Amitié.
JFA
www.aillet.com

Simplement avec quelques grains…

Samedi 14 mars 2009

26/04/2007
10:13:03

26/04/2007
10:30:32

26/04/2007
10:30:40

L’aiguille du Midi, en téléphérique, à côté, c’est rien !!! Ce n’est rien car personne n’est encore jamais y monter de la sorte 110 kilogrammes de sables arrivés de toute la planète : de l’île de Pâques, des  îles Kerguelen, du Japon, du Brésil, etc. Je regarde ce filin d’acier et je me dis que les moines qui ont mis en place cet édifice avaient une vision du monde que nous avons totalement perdu maintenant…

26/04/2007
10:12:43

Acheminement des 110 premières collectes arrivées au sommet du Mont-Saint-Michel …Les sables commencent à trouver leurs stèles…

27/04/2007
15:03:29

L’alignement s’installe dans ce grand espace chargé d’histoire(s)…

27/04/2007
15:03:50

Les premiers touristes s’arrêtent
pour découvrir le mystère de cette installation…

27/04/2007
15:47:1

Un rendez-vous avec l’Archange
(rarement photographié sous cet angle)

27/04/2007
15:48:18

Premières vagues de touristes découvrant l’installation en passant là vraiment comme des vagues d’un flux qui ne cesse jamais depuis des années et des années. Un flux qui aide à comprendre tout le travail au quotidien de toute l’équipe des Monuments Nationaux. Je suis monté sur le sommet du socle de l’Archange, j’ai remué la poussière du lieu en y accrochant le panneau du triptyque du Glaneur et de la Glaneuse de sable que j’ai placé à la droite de l’Archange. Des grains de poussière en mouvement dans l’espace sont venus obstruer l’objectif de l’appareil photographique. La poussière du temps figée devant les visiteurs découvrant les sables pour la première fois…

27/04/2007
15:48:34

Des chiffres et des nombres découverts au hasard pendant l’installation…

27/04/2007
15:48:42
Un vide entre deux flux de touristes avant la rencontre…

27/04/2007
15:48:55
Des cartons de sables, des bouteilles, des boîtes…

27/04/2007
20:22:29

La rencontre se prépare dans quelques heures. Je n’ai pas dormi depuis des heures, deux jours d’installation à raison de 18 heures de travail par jour et demain la rencontre pendant que les collecteuses et collecteurs de sables s’apprêtent à prendre la route, des trains, des péages d’autoroutes, etc.

27/04/2007

L’espace du Cellier semble s’être rempli d’un temps sans mesure…

27/04/2007

L’espace du Cellier semble retenir le temps…

27/04/2007

Difficile de dire ce qui le retient…

27/04/2007

L’éternel ne saurait se limiter au numéraire… Il aura fallu deux jours pour tout monter, installer, pour uniquement 4 heures de rencontres au Cellier et 2h30 à 15 personnes pour tout désinstaller le dimanche 29 avril 2007. A 16h30, tout était désinstallé, redescendu et reconditionné dans la remorque.

27/04/2007

L’Archange semble veiller sur tous ces sables
sans qu’aucun grain ne puisse lui échapper avant l’arrivée des invités…

Je suis rendu à ce jour à 6 mois de Marche Maritime et 3200 km parcourus à pied le long de la façade française et espagnole via le Tro Breiz, la Voie de Soulac et le Camino del Norte. Bientôt, j’en serai rendu à 5 mois de résidence d’écriture sur l’île de Molène où je vais approcher les 800 km de marche à raison de deux fois le tour de l’île tous les jours. J’ai maintenant dépassé les 400 pages d’écriture. Comment je vais ? Je ne sais pas ?

La mer, réalité, isole les terriens de ce qui ne peut s’en percevoir au départ mais n’apparaître qu’après plusieurs mois. C’est en cela et c’est dans l’isolement que les retraites sont nécessaires et salvatrices car elles permettent d’aller très au fond des choses afin de faire l’expérience par l’apprentissage et non simplement le survol. Mais il est vrai que ce n’est pas sans risque…

Jusqu’ici ça va mais, JE FAIS GAFFE, car j’ai vu apparaître dans mon seuil de rupture, ces derniers temps, quelques défaillances comme de la suffocation, claustrophobie, réaction négative au silence absolu comme un assourdissement. Février a été sur l’île de Molène un mois particulièrement calme, mer d’huile, plate, sans vent pendant presque trois semaines, pas une ride, pas un souffle de vent, pas une turbulence, ce qui a eu pour effet de provoquer des nuits sans bruit, sans souffle, et la nuit lorsqu’il n’y a pas de bruit, lorsque l’on n’entend rien, le silence devient sourd, fait bourdonner les oreilles jusqu’à l’épuisement de ne plus supporter l’espace qui se vide de toute substance.

Le deuxième effet est à double sens d’EQUILIBRE/déséquilibre après pratiquement une année parti vivre 24h/24 au contact de la mer, à moins de 50 m du bord de la mer, tous les jours : 6 mois à marcher le long de la façade / 6 mois à marcher en rond autour d’une île plus petite que toutes les autres, une île où il n’y a rien, pas d’arbre ou si peu, pas de couleurs autres que celle de l’herbe et de l’eau, pas de voiture, pas de vélos, pas de mobylette, pas de jeunes, pas de Pub, pas de filles, pas de musique dans la rue, pas d’odeurs de cuisine, pas de paëllas…

Après 900 km à avoir marché en Espagne, cette Espagne, si magiquement remplie de vie, me manque en regard de Molène où il n’y a tellement rien que cela en fait une île bien nommée : l’île chauve et dont le dicton : « …qui va à Molène connaît sa peine », lui va à merveille.

Le plus difficile à y supporter, c’est le silence, après c’est l’absence. Alors, oui, l’amer fait vite tourner en rond. J’en ai croisé quelques uns dans la rue qui parlent tout seul, d’autres qui ne disent plus rien, pas même bonjour, juste le timbre d’un hochement de tête qui rend alors le silence encore plus pesant. D’autres qui racontent des choses qui ressemblent à des histoires d’échoueurs où le peu rien possédé par les uns agite les convoitises d’histoires ou de matière, matériel, et les êtres se font alors échoueurs dans l’âme par atavisme. Tout être qui se dépasse et dépasse les autres dans la transgression finit vivant comme mort par s’attirer des rumeurs, des histoires et des légendes au point de ne plus savoir que croire sinon la quête de la vérité parfois souvent dissimulée derrière le piège des lanternes accrochées aux cornes des vaches. Venant de Normandie, encore une chose dont je ne savais pas à quel point elles me manqueraient ici, les vaches. Il n’y a plus un seul animal sur cette île, juste deux ou trois moutons et quelques poules. Un monde sans animaux, c’est tellement étrange.

Février fut un mois de saturation, d’épuration, de concentration où j’ai ressenti tout ce qui me manquait le plus au monde : Faire la cuisine par exemple, moi qui adore cuisiner les saveurs, les odeurs, les couleurs. Et les arbres, faire l’apprentissage de savoir à quel point les arbres peuvent manquer lorsqu’ils sont absents.

Revoir mon passage des Pyrénées – entre Hendaye et Pasaia – j’ai mis là quelques belles images de ma marche en étant passé par un chemin que peu de pèlerins prennent ici car trop physique : http://www.aillet.com/marchemaritime/archives/207 Galerie de photos : http://www.aillet.com/Marche/2008/FFE/index.htm

Pour le reste, en juin 2009, je vais arriver au nombre de 300 collectes. La fresque des visuels va faire une frise de 70 m de longueur. 70 m de long par 30 cm de hauteur, ça va commencer à montrer ce que sont ces collectes faites par des hommes et des femmes tout autour de la planète. Je vais maintenant chercher à aller exposer cette fresque dans des endroits de circulations : Halls d’aéroports – Halls de gares – Stations de métros – Rades maritimes – Gares maritimes, etc.

A partir du mois de juin 2009, je vais être muni d’un outil de communication indiscutable qui va permettre de voir et de vérifier dans son ensemble tout le sérieux de ces collectes. Là, dès lors que je vais trouver des endroits probants où pouvoir aller exposer cette fresque de façon itinérante et temporaire, la communication générale du bouche-à-oreilles va s’enclencher.

Le plus important va être maintenant que je puisse aller exposer cette fresque en dehors de France pour la confronter et la mesurer à d’autres cultures donc d’autres réactions et d’autres comportements. Toutes les personnes venues à la rencontre que j’ai pu organiser au Mont-Saint-Michel ont été impressionnées par tous ces sables alors il n’y a pas de raison pour que cela ne produise pas la même sensation ailleurs. C’est juste une question de temps, je crois…

Quand je vais avoir accroché quelque par cette frise de 70 m, elle va presque être aussi longue que la Tapisserie de Bayeux. Je sais par expérience qu’une telle frise marque les esprits tant dans le visuel que dans le rapport au corps et à l’espace que cela fait entreprendre en déambulation. Et dans les halls de gares ou d’aéroports, les gens n’ont justement rien d’autre à faire qu’à devoir attendre donc ils ont besoin qu’on les occupe pendant ce temps avec quelque chose d’original. Si j’arrive à accrocher cette fresque dans de tels lieux, ça va peut-être pouvoir le faire…

Ce sera la prochaine étape. Voilà ce que je suis venu préparer à Molène. Le livre fait partie de cet ensemble, bien que plus long à faire émerger.

Jusqu’ici ça va ! Cela étant je vais essayer d’être vigilant car j’ai bien senti que ces derniers mois je suis allé bien au-delà de mes limites. Saint-Jacques-de-Compostelle en était une. Faire le Tro Breiz avant et en même temps que de faire Saint-Jacques en était une autre. M’isoler sur une île pendant une durée aussi longue que la marche en est une supplémentaire.

J’emmène l’écriture sur l’île de Molène jusqu’au 30 avril. Après je rentre en Normandie pour me reposer et poursuivre tranquillement l’écriture jusqu’à ce qu’elle soit achevée en me disant que ce sera fini quand ce sera fini. L’important et la chose prioritaire maintenant est que je puisse faire venir les sables mythiques. Les 70 m de cette fresque y seront pour quelque chose.

Mais jusqu’ici, ça va, ça va !

Je ne sais pas vraiment comment je vais mais ça va ! J’en suis ces derniers jours à revisiter au quotidien tous les visuels de cette rencontre au Cellier de l’abbaye du Mont-Saint-Michel afin d’aborder objectivement ce chapitre d’écriture. Hier, je me suis aperçu que j’ai passé toute mon enfance dans un tout petit village que je croyais sans aucune histoire jusqu’à ce que je me rende compte que le clocher de son église était classé depuis 1910 au Patrimoine des Monuments nationaux, un clocher du XIIe siècle situé depuis Caen sur la route du pèlerinage du Mont-Saint-Michel. Cela m’a intrigué alors j’y ai passé la nuit dans les archives des Monuments nationaux pour en savoir plus… D’une île en hiver, entre quelques promenades dans le port, quelques photos prises à la volée à marée basse, j’ai revisionné cette église de mon enfance…

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
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3 en 1… Et un peu plus…

Jeudi 5 mars 2009

3 en 1 et un peu plus…

Certains l’ont fait…

Quelques uns le feront…

Beaucoup ne le feront jamais…

Beaucoup en parleront…
pour en avoir entendu parler un jour
sans savoir vraiment de quoi ça cause…

Certains diront que c’est religieux…
donc que cela ne les intéresse pas…

Alors que lorsqu’ils partiront…
Quelques uns porteront sur eux cette dernière poignée

De leur vivant…
Cela ne les touchera pas plus que cela !

En entrant dans une église ou dans un temple
Beaucoup se riront des autres…

Au début…
Beaucoup seront passés par là…

Sans savoir le sens de cette statue…

Ni même de celle-ci
qui est la seule que j’ai pu voir de la sorte…
les mains déliées, en 3200 km de marche…

Pourtant, je suis passé en voir beaucoup !

Très peu nombreux savent
que je suis allé les faire tous les trois en une seule fois…

Le premier s’appelle :

TRO BREIZ

(Découvrir de quoi il s’agit ?)


Le second : Voie de SOULAC
Le troisième : CAMINO DEL NORTE

Très peu feront le premier.
Moins nombreux feront le second.
Beaucoup emprunteront le troisième
sur ses 200 derniers kilomètres
pour obtenir le certificat qui est délivré au bout. Pratiquement personne n’en possèdera jamais les trois certificats réunis et pour ainsi dire personne n’aura jamais fait les trois en même temps en une seule fois dans une vie. Voilà pourquoi j’ai besoin de ce temps de retrait d’écriture sur cette île de Molène. Vais-je avoir fini cette écriture le 30 avril 2009 ? Peu m’importe. Une pause en mai, c’est certain ! Un temps de relecture au calme, après, c’est sûr !
Le reste sera fini quand ce sera fini…

Voici quelques photos de mon TRO BREIZ
prises au cours du printemps 2008
avant que je ne commence à descendre plus au sud…

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
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