Archive pour la catégorie ‘06 – RESIDENCE D’ECRITURE’

MERCI au Peintre Michel Bellion (POM)

Samedi 22 janvier 2011

MERCI à Michel Bellion Peintre Officiel de la Marine
Découvrir ici la longue Histoire des POM, pour son croquis réalisé et offert sur l’île de Molène, à l’issue de 6 mois de reportage en mer d’Iroise, où je signais la création du site web du mythique KASTELL AN DAOL.

…Membres d’un groupe constitué par l’Etat, les peintres officiels de la Marine se flattent de former l’ensemble artistique le plus ancien. Si Vernet fut honoré du titre de « Peintre de la Marine du Roi », le Corps auquel appartiennent les peintres de la Marine aujourd’hui n’a été créé officiellement qu’en 1830… Une coquetterie : l’ancre qui accompagne la signature dont ils sont les seuls à pouvoir user. Privilège rare de se faire croquer de la sorte sans même le savoir.


Mer d’Iroise

Signature du site web du Kastell An Daol
Balai des Phares & Balises

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Mer d’Iroise, illuminée de tes 1 et 1000 feux, la nuit, que l’on ne saurait voir éclairer tous ensemble la noirceur de ton étendue, que n’as-tu fait couler d’ancres, autant d’encre.

Mer d’Iroise, réputée pour être l’une des mers les plus dangereuses de la planète, quand tu commences à t’illuminer le soir, à la tombée des derniers rayons du soleil, sous ton ciel étoilé, où n’arrivent plus alors de l’espace que les rayons de la lumière des étoiles, quand tes phares s’illuminent, balayant de faisceaux ton ciel tels de longs traits jaunâtres diffus sur l’horizon des vaisseaux venant te visiter, pour peu que le vent souffle, s’y mettant de la partie, rompant ton silence profond, tu nous apparais étrange.

Mer d’Iroise, c’est à l’heure où tes phares s’illuminent et que tes feux se mettent à clignoter de toute part que l’on mesure toute ton étendue et que l’on comprend seulement que tu es ainsi nommée.

Mer d’Iroise, quand ton vent souffle, que l’on ne perçoit de toi que le noir profond de ton eau, c’est en voyant tes phares que l’on sait que tu es là.

Parfois, les soirs d’hivers, il arrive que ton silence soit si pesant que l’on pourrait croire y entendre, dans ta profondeur nocturne, les murmures de tous tes scintillements.

Ô, Mer d’Iroise, quand à l’heure sombre tu te pares de tous tes feux, que ton étendue commence seulement à nous apparaître mesurable, l’espace d’un instant. Que n’est-il point d’endroits maritimes si particuliers que le tien que, dès l’heure, à la nuit tombée, l’on sache alors que tu es.

Mer d’Iroise, c’est la nuit, sur l’île de Molène, que tu existes le plus, Princesse convoitée par tant de marins, toi qui a vu naître et fait naître tant de Capitaines, c’est à la nuit tombée, quand tu te pares de ton diadème, que tu deviens Reine des mers de toutes les mers du monde.

JFA, île de Molène, 28/11/2010

…/…

Bien à vous, au plaisir de vous lire
et de vous rencontrer.

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SALUT à MICHEL COROLLEUR

Vendredi 18 juin 2010

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SALUT

à

MICHEL COROLLEUR

HISTOIRE DE ÇA… VOIR


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Bien à vous

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Salut à La Jeanne…

Dimanche 6 juin 2010

Salut à La Jeanne. Quelques jours plus tôt, avant d’embarquer pour l’île de Molène, l’Abeille Bourbon occupait le quai Malbert. Cela faisait un peu plus d’une année que je n’étais pas retourné sur cette île où je suis allé poser les bases d’une écriture en cours. A mon retour de l’île, La Jeanne d’Arc était venue remplacer l’Abeille Bourbon. Moment d’émotion.

Sur l’île de Molène, en cette fin de printemps 2010, je suis allé y réceptionner ce prélèvement N°0378 chargé d’histoire... L’écriture en cours se poursuit. Il m’aura fallu une année pour poser un temps de repos le temps de laisser décanter toutes les informations collectées en chemin au cours de mes 3200 km de marche jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Combien de temps prendra cette écriture ? Je ne sais le dire encore tant je ne souhaite pas écrire n’importe quoi, raconter n’importe quoi. Ainsi en va-t-il de ces moments d’écriture qui nécessitent de laisser du temps au temps pour que les choses s’imprègnent progressivement de la teneur du temps.

De retour en Normandie, je prépare maintenant la distribution ciblée de ces 5000 Flyers… Une autre dynamique en cours avant de reprendre très sérieusement cet hiver l’écriture commencée sur l’île de Molène…

Voir ci-dessous la répartition géographique des prélèvements déjà effectués. Les zones vides restent à collecter. Vous pouvez participer, c’est ouvert à tous sans distinction.

Bien à vous, au plaisir de vous lire
et de vous rencontrer.

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Fin de la Résidence d’écriture sur l’île de Molène

Vendredi 24 avril 2009

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Je tiens à adresser ici un immense merci à mes parents, Jeannine et Louis Aillet, ainsi qu’à Paul et André Ribert, venus me rendre visite sur l’île de Molène juste avant le bouclage du premier semestre de ma résidence d’écriture après que je sois parti marcher pendant un an sur le bord de la mer. Sur ces quatre personnes, on compte trois opérés du cœur. Leur venue sur l’île de Molène, juste avant que je ne la quitte, m’a énormément touché. Je tiens également à remercier mon ami Renaud Bonneville, Physicien Docteur-ingénieur de l’Université de Technologie de Compiègne, sans les compétences duquel je n’aurais pas pu mettre seul en place la base de données servant à gérer toute cette collecte de matière première pour « Le Solitaire… des marées ».

J’adresse également un immense merci à mon amie Erika Kramer, actrice et poétesse américaine, d’avoir fait spécialement le déplacement depuis le continent pour marquer ce moment de clôture de résidence. Erika m’avait déjà fait quelques collectes, notamment celle de la Croisette au Festival de Cannes 2008 lorsqu’elle y a représenté l’œuvre cinématographique de son mari Robert Kramer, cinéaste américain. En venant sur l’île de Molène, Erika m’a fait l’immense honneur de me présenter Capucine, Capucine Dekker, élevée à bord du voilier trois mâts l’Artémis, entre l’Europe, l’Afrique du Sud, etc., sœur du célèbre navigateur Yann Dekker. La collecte N°0273 marque ainsi cette fin de résidence : Collecte effectuée par Erika Kramer et Capucine Dekker, face au passage du Fromveur, sur la plage du Rouëlen, lors de la venue d’Erika Kramer et de Capucine Dekker sur l’île de Molène pour la clôture de ma résidence d’écriture.

Résidence d’écriture au Kastell-An-Daol…

Qu’est ce que cela veut dire ?

La première fois que j’ai poussé la porte de cet établissement, c’était le 6 mai 2008, lors de la 35ème étape de ma Marche Maritime. Arrivé sur l’île de Molène le 5 mai 2008 pour une étape-escale de 48 heures, après être passé voir le maire, l’instituteur, être intervenu pendant 2 heures auprès des enfants de l’école de Molène, ce 6 mai 2008, à 10h30 du matin, j’avais envie de boire un café. En quittant l’école, je me suis dit : « Bon, il est où le bar, sur cette île ? »

C’est ainsi que je me suis retrouvé, ce 6 mai 2008, à pousser pour la première fois la porte de cet établissement. J’avais juste envie de prendre un café ce matin-là. Le bateau des îles de la Penn Ar Bed ne repassant pas, ce jour-là, sur l’île de Molène avant 17h30 pour l’île d’Ouessant, ma 36ème étape, j’avais donc 6 bonnes heures à attendre. En fait de café, je me suis retrouvé, chargé de mon sac-à-dos, pendant 6 heures, en tête-à-tête avec un homme, le tenancier du lieu, Erwan Masson. Je n’avais jamais entendu parler de cet homme avant cela. J’ai posé là mon paquetage et pendant 6 heures, nous nous sommes parlés.

Je venais de marcher depuis le Mont-Saint-Michel jusqu’au Conquet en passant par la façade maritime de la Bretagne nord. Il me restait à faire Ouessant, Camaret, toute la façade de la Bretagne sud, toute la façade Atlantique française jusqu’à Hendaye puis la façade maritime espagnole depuis Hondarribia jusqu’à Muxia en passant par le célèbre Camino del Norte.

A ce moment-là, je ne le savais pas encore, ce 6 mai 2008 allait quelque peu non pas changer ma trajectoire mais interagir sur son déroulement à venir… A l’issue de ces 6 heures de conversation avec cet homme, après lui avoir expliqué qu’au retour de cette Marche Maritime de 3200 km que j’étais en train de faire, j’allais me mettre en écriture pendant 6 mois à la montagne, quelque part dans les Pyrénées… Que n’avais-je pas dit là… Ce qui déclencha dans la tête d’Erwan Masson cette idée saugrenue de me dire : « Mais pourquoi tu ne viendrais pas écrire cela ici ? » Quoi ? Où cela ici ? Je lui parle de montagne, voilà qu’il me parle d’île…

J’ai repris mon bateau à 17h30, ce jour-là ! J’avais 25 kg de matériel sur le dos et 3200 km à parcourir à pied, plusieurs régions géographiques à traverser, encore beaucoup d’îles à aller voir, la Loire Atlantique, la Vendée, la Charente maritime, la Gironde, les Landes, la longue traversée des Landes, les Pyrénées à passer, le Pays Basque français et espagnole, le Gipuzkoa, la Bizkaia, la Cantabria, les Asturias à parcourir jusqu’à la Galicia avant d’arriver au bout de 166 étapes sur la Costa da Morte à Muxia.

Ce n’est qu’à mon retour de cette marche, en septembre 2008, qu’Erwan Masson m’a recontacté, me disant : « Ça y est, c’est ok, je t’ai préparé un lieu pour que tu puisses venir y écrire, il ne manque juste qu’un four micro-ondes ! »

Je voulais aller écrire à la montagne ! En fait de quoi, je me suis retrouvé à embarquer 3 m3 de matériel à Brest, le 1er novembre 2008, pour venir passer 6 mois sur l’île de Molène en Résidence d’écriture au Kastell-An-Daol : un automne, un hiver et un printemps, sans quitter l’île jusqu’au 30 avril 2009. La vie est parfois étrange quant à nos destinées et trajectoires.

Que savais-je de cet établissement en y revenant après 166 jours de marche, plus de 1000 personnes rencontrées, plus de 10.000 photos prises en chemin ? Pas grand chose, pour ne pas dire rien !

Ce n’est qu’à l’issue de 5 mois de résidence, un hui clos passé au Kastell-An-Daol, que j’ai pu commencer à m’intéresser à son histoire, à sa mémoire maritime, à son long vécu. Ce n’est qu’à partir du mois de mars 2009 que j’ai pu commencer à porter mon regard sur les 50 ans de cet établissement et comprendre son articulation : un hôtel, un petit café sur le port de Molène, un restaurant et ce bar où sont passés tellement de gens, tellement de personnalités.

Ce temps de résidence m’a mené à m’intéresser à l’histoire d’un homme dont je n’aurais pu supposer l’existence s’il ne m’avait été donné de vivre cette dimension que ni moi ni Erwan Masson n’avions prévus : la disparition de son papa, Robert Masson, parti en décembre 2008 avec un cortège de 12 enterrements sur l’île de Molène en moins de 2 mois. « Qui va a Molène voit sa peine » n’aura probablement jamais été aussi réel que cet hiver 2008… Arrivé bientôt à l’âge de mes 50 ans, je n’avais jamais porté de cercueil, je n’avais jamais vu ni même veillé un mort. Que dire de cette émotion quand je me suis retrouvé un soir d’hiver sur la cale du port de Molène à aider Erwan à pousser le cercueil de son papa qui a construit de ses propres mains le Kastell-An-Daol ? De façon étrange, le départ de Robert Masson a fait revenir à la surface le souvenir et la mémoire de l’arrière-grand-père d’Erwan, Michel Corolleur, que tout semblait avoir voulu faire oublier.

En toute pudeur, je me suis efforcé de vous rendre perceptible toute cette histoire au travers de ces galeries de photos, ces paysages que je suis allé photographier, ces vues panoramiques que je suis allé assembler, etc., sans jamais avoir cherché à en être voyeur mais discret.

Puissent toutes ces galeries vous aider et vous permettre à mieux percevoir et comprendre Molène. Cette île vous surprendra. Le bar du Kastell-An-Daol et son restaurant en sont sans aucun doute le cœur, avec un cœur si énorme que vous ne pourrez plus oublier cet établissement dès lors que vous en aurez franchi sa porte.

Ici, sur l’île de Molène, il n’y a pas de place pour les questions stupides tant la vie rude des éléments met vite tout le monde au même niveau. Par contre, à qui sait chercher, vous trouverez là des cœurs si gros que vous en aurez des larmes aux yeux quand vous quitterez cette île.

Venez parler avec Erwan Masson, au Kastell-An-Daol, vous allez être très surpris…

Voici la liste des visuels que j’ai réalisé

durant la période de cette résidence d’écriture

Voir ci-dessous les galeries :


10 chambres…


Soleil levant sur le Port…


Le Café du Port…


Le Restaurant…


Le Bar…


Le Pêcheur…


Retour de Pêche…


Point sur les îles…


HISTOIRE de ça… voir !


27 vues de l’île…


Rotation 01 autour de l’île…


Rotation 02 autour de l’île…


Rotation 03 autour de l’île…


Rotation 04 autour de l’île…


Rotation 05 autour de l’île…


Rotation 06 autour de l’île…


Rotation 07 autour de l’île…


Rotation 08 autour de l’île…


Rotation 09 autour de l’île…


Vues Aériennes…


Littorines…


Cnidaires…


Vues du Port…


Île de Balanec


█ Durant cette période de résidence d’écriture, j’aurai ainsi parcouru un peu plus de 800 km à pied, en 6 mois, autour de l’île de Molène, après avoir réalisé 6 mois plus tôt, durant 6 mois, une autre Marche Maritime, de 3200 km, le long de la façade maritime française et espagnole…

Au moment de clôturer cette première période d’écriture de 6 mois, j’en suis rendu à un peu plus de 450 pages d’écriture sur ce qui devrait être au final un 800 pages en deux volumes. Après 365 jours de Marche Maritime passés 24h/24 à vivre au quotidien à moins de 50 m de la mer, le temps est venu que je fasse une pause salvatrice. Aussi je quitte l’île de Molène le 29 avril 2009 en expédiant mes 3 m cubes de matériel de l’autre côté sur le continent. En mai je suis à Paris pour mettre en place la Transafricaine de 2000 km que je vais faire en Afrique en 2010 avec la Sculpteur Kaïdin Monique Le Houelleur.

Je reprends la seconde partie de l’écriture en septembre 2009 pour aller passer cette fois un semestre de Résidence d’écriture à la MONTAGNE comme j’avais prévu de le faire. Besoin de prendre de l’altitude mais surtout de vivre et d’aller marcher au quotidien sur le bord des torrents et des rivières, à proximité des arbres et des animaux, de la végétation, etc., tant il faut être né sur une île pour pouvoir vivre sur une île car c’est là une épreuve d’artiste !

MERCI à tous les îliens qui se reconnaîtront.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.
Amitié.
JFA
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Nouvelles collectes arrivées…

Vendredi 24 avril 2009

La N°0273, N°0274, N°0275, N°0276, N°0277, N°0278, etc.

La N°0273 : Collecte effectuée par Erika Kramer et Capucine Dekker, face au passage du Fromveur, sur la plage du Rouëlen, lors de la venue d’Erika Kramer et de Capucine Dekker sur l’île de Molène pour la clôture de ma résidence d’écriture.

La N°0274 : Collecte effectuée par Jeannine et Louis Aillet sur la plage de Saint-Quay-Portrieux.

La N°0275 : Collecte effectuée par les filles de Lionel Masson, cuisinier à bord des navires de la société des Phares et Balises, sur la plage de Lahinch, Comté de Clare, Irlande.

La N°0276 : Collecte effectuée à Port-en-Bessin-Huppain par Armelle Dubus et Catherine Marie, plasticiennes.

La N°0277 : Collecte effectuée à Asnelles par Armelle Dubus, plasticienne.

La N°0278 : Collecte effectuée à Longues-sur-Mer par Armelle Dubus et Catherine Marie, plasticiennes.


…/…

MERCI à vous pour ces nouvelles collectes effectuées. Après être parti marcher pendant un an sur le bord de la mer, je rentre en Normandie dans une semaine. Aussi je mettrai à jour les nouvelles galeries et la base de donnée des collectes à ce moment-là.

En ce moment sont effectuées de nouvelles collectes à Java, Sumatra, Bornéo, etc. Je récupère en mai à Paris quelques nouvelles collectes africaines. Le temps de faire la synthèse des visuels, j’assemble pour la première fois la fresque des 300 premières collectes en juin. C’est à dire les 70 premiers mètres de présentation des collectes. Cette fresque sera destinée à être ensuite présentée dans des halls d’embarquement d’aéroports internationaux pour faire venir les prochains sables.

Bien à vous, au plaisir de vous lire.
Amitié.
JFA
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