

Après une dernière bière de l’amitié bue avec Gilles CHERTIER et JUJU (le cuistot du Bar du Centre de PLURIEN), je me suis remis en marche en fin de journée, sous la lumière des champs de colza (Brassica napus), quittant PLURIEN en direction d’ERQUY où je suis arrivé tard en soirée, admirant en chemin l’activité côtière…

Passant devant les cueilleurs de moules, face à l’îlot Saint-Michel, aux Sables-d’Or-les pins…


Là, j’ai ramassé ce coquillage, devant les chapelets de moules, avec en arrière-plan l’îlot Saint-Michel.



Je suis arrivé à ERQUY bien après le coucher du soleil. J’y ai dormi à même la roche, sur le granit rose, le long de la laisse maritime, à la belle étoile, en écoutant la mer, sous le clair de lune. Là, j’ai dormi comme un bébé !

Je me suis remis en marche à l’aube, les yeux écarquillés, la tête remplie du ressac de la nuit sur les galets.


Après ERQUY, j’ai vu que la mer était passée, pendant le weekend, par dessus la digue de protection et qu’elle était venue déposer sa laisse entre les lampadaires, juste au pied des immeubles…

J’ai cherché un bar où aller prendre un café, mais tout était fermé ! Alors j’ai continué à marcher jusqu’à ce que j’arrive au Dréneuf. Là, je suis allé frapper à la porte de Roseline et Bernard Gorin, lesquels m’ont généreusement offert un café chaud, le temps de causer. Et, puisque dans la vie il n’y a pas de hasard, en montrant à Roselyne les photos des 110 premières collectes, nous nous sommes arrêtés sur la collecte N°0050 face à laquelle Roselyne m’apprend que son mari, Bernard Gorin, est un ancien de la marine marchande qui a également servi sur le Marion Dufresne (le premier Marion Dufresne). Il fallait donc que j’aille jusqu’à PLURIEN pour croiser sur mon chemin deux anciens marins du Marion Dufresne. Je suis heureux de ces deux rencontres en lien avec la collecte N°0050 d’Audrey Duval qui me mène à ces deux marins.

Après le Dréneuf, j’ai continué mon chemin en direction de PLENEUF. Là, je suis tombé nez-à-nez, le long de la laisse côtière, avec les fameuses coquilles Saint-Jacques d’ERQUY.









En marchant en direction de PLENEUF, arrivé à VAL ANDRE, je suis enfin tombé nez-à-nez avec ceux que je cherchais à rencontrer depuis mon départ du Mont-Saint-Michel, me demandant quand j’allais finir par les croiser…

Ceux qui font que cette MARCHE MARITIME est possible. Ceux qui à longueur d’année travaillent à entretenir ce fameux Chemin des Douaniers. Mon bonheur aura donc été de les croiser pour la première fois à VAL ANDRE en la personne d’Emmanuel TURBIN et la personne de Denis HOUZE.

J’ai posé mon sac afin de les saluer et pour passer un petit moment avec eux, le temps de leur expliquer et de leur présenter cette MARCHE MARITIME faite sur ces bouts de chemins qu’ils installent et qu’ils entretiennent par tous les temps.


Après avoir présenté les sables collectés à Emmanuel et à Denis, je les ai invités à signer mon Carnet de Route.

J’ai été très touché par la dédicace laissée sur mon Carnet de Route par Emmanuel : « Modeste jardinier qui rend, je l’espère, plus agréables ces longues marches sur le littoral. Enfin un homme appréciant notre travail. Bon courage et chapeau ! » Emmanuel TURBIN
Ensuite, je me suis remis en marche vers PLENEUF, sachant enfin maintenant mettre un visage sur ces personnes qui font un aussi beau métier.

A PLENEUF, j’ai rencontré Romarie COME qui m’a offert une bière au Bar L’Alambic après que nous ayons longuement conversé au bar. Il m’a beaucoup parlé de détails géographiques et historiques que seuls des autochtones peuvent connaître afin de mieux guider mes pas.
Ensuite, j’ai appris que notre Anthropologue Natacha Androusov vient justement de manquer la MARCHE (c’est le cas de le dire), puisqu’elle s’est tout simplement foulé la cheville, à Paris, après la projection de son film et qu’elle ne pourra pas rejoindre la marche avant un mois.
Résultat : 3 semaines d’attelles, en béquilles, à Paris, pour Natacha Androusov. Ah, c’est certain que venir faire le Chemin des Douaniers avec des béquilles, c’est pas le pied !
Bon ! Qu’à cela ne tienne ! Ce sera donc une traversée de toute la façade bretonne en solo. Cela va me rappeler ma marche en solo durant 1 mois 1/2 lorsque j’ai traversé seul le Péloponnèse.
En la circonstance, je vais m’efforcer simplement de prendre un peu plus d’images en espérant que Natacha se remettra vite de cette foulure à la cheville et penser à elle comme une invitation à faire très attention aux miennes.
Pour l’heure, je suis à SAINT-BRIEUC jusqu’au samedi midi 12 avril, le temps de recharger mes batteries, avant de me remettre en marche vers la Côte de Goëlo où je vais prendre le temps d’aller explorer les moindre détails et faits historiques. Car, là…, entre SAINT-BRIEUC et l’île de BREHAT où je suis rejoint par François Talvast et Isabelle Fournier, j’ai de quoi faire et quelques Mairies et Capitaineries à aller voir.
A SAINT-QUAY-PORTRIEUX, en début de semaine, Paule et André RIBERT viennent spécialement de Normandie avec leur camping-car pour m’y offrir un plateau de fruits de mer. Tu vois ce que tu manques, Natacha ! Oui, je sais, tu vas me donner un coup de béquille, là, et tu auras tout à fait raison !
Bien à vous, au plaisir de vous lire et de vous rencontrer.
JFA
Merci Jean François pour nous offrir les images de ta MARCHE MARITIME; C’est magnifique ! Mettre des visages sur les noms et des lumières sur tes mots nous permet de partager encore un peu mieux ton aventure.
Tous mes vœux de bon rétablissement à Natacha… qu’elle prenne bien soin d’elle avant de te rejoindre car ton chemin n’est pas des plus aisés pour une convalescence.
Wow, quelles belles photos et quelle belle aventure! JFA j’ai envie de tout laisser tomber, ici à Montréal pour aller te rejoindre maintenant. J’ai tellement l’impression de manquer pleins de belles rencontres humaines et magiques, pleins de lieux magnifiques. Que de découvertes enrichissantes! J’ai eu Jean-François au téléphone jeudi dernier et il ne m’a même pas semblé fatigué ou inquiet, au contraire il était très épanoui et emballé par cette aventure. Continue ta route Jean-François et dis bonjour de ma part à tous ceux que tu rencontre ! Prompt rétablissement à Natacha! Bisous!
Carole
Bonjour Jef,
de tres belles photos de ton parcours jusqu’a present. Felicitations. Merci aussi pour tes commenttaires.
Tu te souviens de l’origine de ce proverbe que je cite aproximativement: L’important n’est pas ou l’on va, mais le chemin que l’on fait…
Eh ben voila !!!
Des pensees positives pour toi.
Hello Jean-François,
De passage sur ton blog et ceci de façon régulière pour regarder les belles photos que tu nous rapportes de Bretagne. Bon sang, que la France est belle ! On l’oublie parfois.
A travers ta marche, c’est tout nos rêves de gamins en ballade, insouciants que tu transportes.
Bonne continuation !
Pierre