D’une île en hiver… (Que fais-je à Molène ?)

L’Archipel de Molène vu du ciel, c’est…

Un petit chapelet d’îles qui s’étire à la pointe de la Bretagne

On y arrive en bateau via cette Compagnie Maritime

Molène, c’est un archipel mais c’est aussi une île ronde…

La Résidence d’écriture où je suis est située à 50 m de la mer

Là où j’écris,
la vue que j’ai sur l’horizon donne sur la pointe de la Bretagne

Cela fait maintenant 3 mois 1/2
que je suis en Résidence d’écriture sur cette île.
Depuis, 2 mois je crois que l’île en est au 9ème enterrement
et pas une seule naissance

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Voir quelques vues aériennes de l’île

Concernant les dates et circonstances de ma présence sur l’île de Molène : Je suis sur l’île de Molène depuis le 1er novembre 2008. J’en repars le 30 avril 2009. Au 30 avril 2009, je serai resté en tout et pour tout sur l’île de Molène une durée de 6 mois sans la quitter. Je suis accueilli sur l’île de Molène grâce au remarquable et extraordinaire élan de soutien et de solidarité de Cécile Masson et de leurs enfants qui m’ont mis à disposition Le KASTELL II : Résidence d’écriture.

Pour plus de détails : Passé pour la première fois de ma vie sur l’île de Molène, les 5 et 6 mai 2008, dans le cadre d’une Marche Maritime de 3200 km que je suis allé faire pendant 6 mois en longeant la façade maritime française et espagnole, je suis parti le 1er avril 2008 du sommet du Mont-Saint-Michel après une entrevue d’une durée d’une heure avec Nicolas Simonnet, Administrateur du Centre des Monuments Nationaux du Mont-Saint-Michel, le MONUM, qui en avril 2007 a mis à disposition le Cellier de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel, pendant 48 heures, pour que je puisse y organiser avec cARTed la 1ère Rencontre internationale spéciale “Le Solitaire… des marées” (projet pour et dans le cadre duquel je fais collecter internationalement 7000 sables de toutes les mers du monde). En avril 2007, 110 collectes de 1kg chacune sont arrivées de toute la planète pour ce projet. Aujourd’hui, ce sont 265 collectes qui sont arrivées des Kerguelen, de l’île de Pâques, du Japon, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, des USA, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud (Lac Titicaca, Machu Picchu, Cordillère des Andes, etc). Les collectes que je reçois arrivent en Normandie, où je réside, dans mon atelier. Derrière tout cela il y a une logistique lourde et très sérieuse (Site Web, Base de données mise en œuvre par un Physicien, des relais internationaux, toute une logistique).

Les 5 et 6 mai 2008, l’île de Molène n’était rien d’autre que l’une de mes 166 étapes maritimes sur mon chemin, au même titre que 14 autres îles sur lesquelles je suis passé voir les Maires et les écoles, en ayant été, à mi-parcours, officiellement accueilli le 19 juin 2008 à Rochefort par la Corderie Royale. La Marche Maritime que je suis allé faire ayant été entièrement habillée par Saint-James et financée par un mécénat privé à hauteur de 6000 euros.

Que suis-je allé faire là ? Je suis allé faire la Marche Maritime la plus longue qu’aucun humain ne puisse faire ni réaliser en longeant la côte pour se rendre jusqu’en Galice jusqu’à la pointe du Cap le plus avancé d’Europe en partant du Mont-Saint-Michel. Cette marche est classée Patrimoine mondial UNESCO : “CAMINO DEL NORTE”. Je suis allé marcher là le long des deux finistères (Breton et Espagnol : l’un visant vers l’Amérique du Nord, l’autre vers l’Amérique du Sud) pour aller expliquer aux élus du littoral l’objet de la démarche après avoir été officiellement accueilli en avril 2007 dans cet autre endroit classé Patrimoine mondial UNESCO qu’est le Mont-Saint-Michel d’où ce point de départ.

Quel est le projet ? Le projet est “Le Solitaire… des marées” et non les sables. Les sables ne sont qu’un des matériaux premiers nécessaires à la réalisation de ce projet.

Qui en est l’un des plus éminents parrains ? Francis Vallat, Président de l’Institut Français de la Mer.

Dans quel organe officiel et institutionnel ce projet est-il publié ?Voir Archivage N°463). Ce projet est officiellement publié dans un article de 16 pages aux côtés d’éminentes signatures dans la plus ancienne revue maritime française qui existe depuis 1861 : La Revue Maritime (

Que viennent faire les sables dans ce projet ? “Le Solitaire… des marées” est une sculpture et une place publique patrimoniale de 2500 m carré. Les sables collectés visent non pas à faire une collection de sable ( Collecter ne veut pas dire collectionner. Pour exemple : Les éboueurs (que je respecte énormément) collectent les poubelles, ce n’est pas pour autant qu’ils les collectionnent. ) mais servent à constituer une bibliothèque universelle et patrimoniale représentative de toutes les mers du monde pour les générations futures pour une place publique (c’est à dire à l’attention de vos petits-enfants, de vos arrière-petits-enfants et de vos arrière-arrière-petits-enfants), etc. Aussi, je ne suis pas un arénophile mais un sculpteur : C’est une profession qui n’a en soi rien d’atypique sans quoi dirions-nous d’un chimiste, d’un mathématicien, d’un physicien, etc., que leur profession est atypique ?

Vous trouverez en ligne sur le site Web [ www.aillet.com ] la totalité des explications de ce projet sur lequel je travaille. Ce projet a commencé à être médiatisé et soutenu depuis 10 ans par un breton, René Le Marec, à Rennes. C’est un projet international qui n’a rien de régional. Comme tout projet de cet ordre et de cette dimension, il se déploie normalement et logistiquement, à son rythme selon son rythme, car personne n’arrive par hasard sur une place publique avec un projet de 250 tonnes dont le coût de réalisation tourne aux alentours de 5 millions d’euros. J’arrive me concernant à l’aube de la cinquantaine. Cela fait 25 ans que je suis Sculpteur.

Que vient faire dans ce projet ma présence sur l’île de Molène ? Je suis sur l’île de Molène non pas pour y rassembler les 7000 sables mais en Résidence d’écriture pour la rédaction d’un livre qui va approcher 900 pages que je boucle le 30 avril 2009. Depuis le 2 janvier de cette année, je suis en cloître d’écriture sur cette île à raison d’un travail d’écriture effectif de 10 heures par jour, 7 jours sur 7 (En parallèle de quoi je fais suivre mon courrier sur cette île durant ma présence et donc forcément les sables qui me sont envoyés du monde entier. Ce projet, cette dynamique, cette histoire ne commencent pas à Molène. Je ne suis là qu’en étape-escale le temps d’y écrire un livre. Ce livre couvre une période de 10 ans (2001-2009), période dans le cadre de laquelle je parle notamment du fusil des nazis que j’ai fait découper en 220 tranches avec du sable naturel sous marin australien projeté à la vitesse de 2500 km/h à 3500 kbar ( Voir article publié par l’ADIT dans ScienceTec ), j’ai fait cela avec le soutien d’une prestation Oséo Anvar du Ministère de la Recherche et de l’industrie, un RDT, un CTN et aussi et surtout avec un homme âgé de 80 ans et un professeur d’art en Allemagne, un ancien élève de Joseph Beuys, après que nous soyons ensemble allés rapporter et exposer ce fusil découpé avec ce sable en Allemagne au pied des montagnes de Eifel là où la jeunesse hitlérienne a commencé à se rassembler, etc. Ce fut la collecte N°0049 sur les 7000 à venir pour le projet “Le Solitaire… des marées”.

Quel est l’une des étapes pour laquelle je suis officiellement invité dans trois ans ? Dans trois ans, ce n’est pas la réalisation de cette place publique ni du “Solitaire… des marées”. Dans trois ans, c’est un autre évènement mais j’aurai le temps d’en reparler après la publication de ce livre.

Aujourd’hui, les collectes arrivent du monde entier. Je quitte l’île de Molène le 30 avril pour ensuite aller publier ce livre dans lequel je parle de beaucoup de choses et de beaucoup de détails historiques, géographiques, sociologiques. Le fil d’Ariane de ce livre étant “Le Solitaire… des marées” et toutes ces collectes de sables pour les générations futures.

Après quoi je pars en Afrique où je vais organiser ma prochaine marche transafricaine de 2000 km avec Kaïdin Monique Le Houelleur, artiste internationale, qui travaille depuis plus de 15 ans avec le peuple des Dogon où nous allons ensemble faire collecter les sables de tribus africaines, etc.

Quand je vais quitter l’île de Molène au début du printemps 2009, dans 2 mois 1/2, j’y aurai écrit un livre, certes, mais aussi parcouru un peu plus de 600 km à raison de deux fois le tour de l’île tous les jours depuis que j’y suis arrivé le 1er novembre 2008 tant sur une île en hiver il n’y a pas beaucoup d’autre choix que d’y tourner en rond !!! C’est ce que l’on appelle une marche insulaire salvatrice car, l’air de rien, ça en fait faire des kilomètres à la vigie des embruns !

Bien à vous, au plaisir de vous lire.

JFA
www.aillet.com

Jean-François Aillet

A propos Jean-François Aillet

Sculpteur / Designer / Marcheur : Après plus de 60.000 km parcourus seul en auto-stop à travers toute l'Europe dès l'âge de 14 ans, dont un peu plus de 22.000 km parcourus à pied, une Marche Maritime de 3200 km par la côte en 6 mois de marche, 7 jours sur 7, par tous les temps avec 20 kg de matériel sur les épaules depuis le Mont-Saint-Michel jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle via le Camino del Norte, Cabo Fisterra et Muxia, 800 km parcourus à pied autour de l'île de Molène en 180 jours de marche insulaire en mer d'Iroise à la vigie des embruns, passé la cinquantaine, ça apprend la simplicité et l'humilité. Dans le cadre de BALTICA ATLANTICA, je viens de traverser l'Europe à pied depuis MUXIA jusqu'à UPPSALA. Voir : Credencial Globale. Je vous en souhaite une agréable découverte. MISE à JOUR en COURS.
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